« J’ai des frissons qui montent, qui dansent sur tout mon corps », annonce d’entrée de jeu Paige Barlow avec son accent du Sud américain, vite rejointe par son compagnon de vie et de musique, Jean-François Lussier, pour le refrain de la pièce-titre, Prends-moi comme la mort.

Charles-Éric Blais-Poulin
Charles-Éric Blais-Poulin La Presse

Nouveau représentant du rock québécois, le duo MIELS se déshabille sur 11 chansons où s’embrassent la Géorgie et le Québec, le rock’n’roll aux guitares électriques bluesées et l’électro-pop dansante.

En résulte un groove suave, réchauffé par des voix fusionnelles et des paroles lascives, presque pornographiques. « Tu me feras toujours pomper mon sang, jusqu’à voir blanc ». Une fois passé le malaise, on se laisse emporter dans un road trip fiévreux, pédale de guitare au fond et batterie au quart de tour (Mathieu Racine). Ça sonne !, pour écrire court. Et, modération profitable, le réalisateur Simon Walls (Laura Niquay, Clay and Friends) n’a pas trop poli l’affaire.

Odeurs d’huile à moteur, à massage et de tournesols : bref, ça sent l’été.

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IMAGE FOURNIE PAR COYOTE RECORDS

Prends-moi comme la mort

Rock
Prends-moi comme la mort
MIELS
Coyote Records
★★★½