(Paris) Personne ne sait quand reprendront les concerts, mais les albums qui rythmeront 2021 se profilent déjà, entre Lana Del Rey, Django Django, Arlo Parks, La Femme, Eddy de Pretto sans oublier Liminanas-Laurent Garnier.

Philippe GRELARD
Agence France-Presse

Pas encore connue du grand public, Arlo Parks, promesse de la néo-soul, a déjà des fans illustres telles Billie Eilish et Michelle Obama. Et son visage a séduit le réalisateur Gus Van Sant pour une campagne de publicité. Le premier album de la Londonienne (aux racines entre France, Tchad et Niger), Collapsed in Sunbeams, arrive le 29 janvier et les singles Green Eyes ou Caroline permettent de se faire une idée.

Autre nouvelle venue, la Française Lala & ce lâchera le même jour Everything Tasteful, un des disques les plus attendus dans un rap/r’n’b entre lascif et percutant. Côté valeur sûre, il faut citer Texas. « Oui un nouvel album arrive », a lancé à l’AFP la chanteuse leader Sharleen Spiteri, en décembre lors de la sortie du single-éclaireur Hi.

Chemtrails Over the Country, nouvel album de la diva Lana Del Rey, successeur annoncé de son meilleur opus Norman Fucking Rockwell ! (2019) — Violet Bent Backwards Over the Grass paru en 2020 n’étant qu’un recueil de poèmes mis en musique — se montre enfin après maints reports. Dans un teaser de moins de 30 secondes sur ses réseaux sociaux, la vedette promet un nouveau single le 11 janvier. C’est déjà plus que Drake, dont le Certified Lover Boy se fait toujours désirer.

Britanniques bruyants

Autre retour, celui de Django Django, avec Glowing in the Dark — soit Brillant dans le noir, album-promesse d’espoir dans une période sombre — annoncé le 12 février. Le morceau-titre des Britanniques a déjà été livré et bénéficie d’un remix — appel à la danse des turbulents Hot Chip.

D’autres disques en provenance du Royaume-Uni doivent faire du bruit. Notamment celui de Squid, collectif remuant de Brighton qui a mis en transe tous les festivals défricheurs avant la COVID-19. L’objet tant convoité doit atterrir au printemps. Et dans la collection des sales gosses, on attend les saillies des Viagra Boys (Welfare Jazz, ce vendredi).

Dans le rayon français, le surdoué Arman Méliès sera le guide de son Laurel Canyon (le 26 février) tandis que Gaëtan Roussel questionnera raison et sentiments avec Est-ce que tu sais ?, le 19 mars. L’ancien leader de Louise Attaque a donné le ton avec deux singles, dont notamment On ne meurt pas (en une seule fois) avec un clip à la distribution folle, entre grands noms du sport comme Bixente Lizarazu, Alain Prost, Marie-José Pérec ou encore Christine Arron.

« Histoire vaccinée »

Les nouvelles plumes repointent également le bout de leur nez. Eddy de Pretto annonce une tournée XXL pour l’automne 2021 — « Mes amours, nous repartons pour une seconde histoire ! Celle-ci sera vaccinée », écrit-il sur ses réseaux — et sort ce mercredi un nouveau single, Bateaux-mouches à teneur autobiographique. Ce qui préfigure sans doute un deuxième album cette année, après l’encensé Cure (2018).

Les dandys décadents de Feu ! Chatterton, de La Femme, ainsi que ceux de Magenta (prolongement du groupe Fauve) sont aussi de la partie.

Enfin, chez les savants fous, deux projets font saliver. Le duo électro Cabadzi prévoit Burrhus (le 5 février), référence à Burrhus Frederic Skinner, spécialiste de la psychologie du comportement dans les années 1950-60. Cabadzi, qui avait précédemment mis en musique des répliques de films de Bertrand Blier, évoquera cette fois « la dépendance aux réseaux sociaux, dangereuse, car induite par l’ergonomie des applis », comme l’avait exposé à l’AFP, Lulu, moitié du binôme. Et les Liminanas agrandissent encore leur collection de collaborations (après Étienne Daho ou Peter Hook, ex-Joy Division et ex-New Order) en s’attelant cette fois au patron de l’électro Laurent Garnier.