L’auteur-compositeur-interprète Philémon Cimon lance Philédouche, nouveau EP composé de six chansons enregistrées en même temps que celles de son précédent album paru il y a un an, Pays, mais qui n’y avaient pas trouvé leur place.

Josée Lapointe Josée Lapointe
La Presse

Très actif depuis le début de la pandémie — c’est lui qui a lancé le mouvement #musiquebleue au début du mois d’avril, qui a été repris un peu partout —, Philémon Cimon propose donc six chansons de transition, de « fin d’un monde », qui ont occupé son « espace créatif » entre Les femmes comme des montagnes, sortie en 2015, et Pays.

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« Pour qu’il y ait changement, il doit d’abord y avoir constat d’échec », écrit-il sur sa page Facebook. « On a tous du chemin à faire, faut pas virer fou avec ça, mais faire le pas. » Dans la chanson titre, Philédouche, écrite en 2016, Philémon met d’une certaine manière à mort son personnage de dandy en manipulant parfaitement l’autodérision.

« Parfois, il y a un douchebag qui peut se cacher, même à notre insu, sous des apparences de poète romantique, féministe, cultivé. De là la beauté d’explorer son monde intérieur, comme disait le peintre Jean-Paul Lemieux. Ce douchebag n’est pas un monstre, mais il peut le devenir s’il n’est pas assumé, traversé », écrit-il.

Comme les pièces de Pays, Philédouche, ainsi que toutes les autres chansons de l’album — dont une coécrite avec Pomme intitulée Violence —, a été enregistrée il y a un an dans Charlevoix et à Montréal avec le même groupe de musiciens. Par contre, le clip qui l’accompagne, réalisé par Amaryllis Tremblay, a clairement été tourné ce printemps, et en grande partie dans son appartement.

« C’est le confinement. C’est triste, mais c’est l’occasion du grand voyage intérieur. Le plus beau des voyages, le plus terrifiant, le plus frémissant, le plus unique. »

L’album est disponible sur toutes les plateformes.