Le deuxième album de Dua Lipa prouve que la chanteuse britannique a mérité son statut de vedette pop du moment. Future Nostalgia est réfléchi, bien exécuté et rafraîchissant.

Marissa Groguhé Marissa Groguhé
La Presse

Comme son nom l’indique, l’album puise à fond dans les inspirations d’une autre époque (procédé dans l’air du temps) tout en restant bien ancré dans la nôtre. Si elle n’a eu qu’à réutiliser des tons disco-pop déjà employés, Lipa a eu l’audace et l’esprit de n’en dérober que l’essence pour former ensuite un album à son image.

IMAGE FOURNIE PAR WARNER RECORDS

Future Nostalgia, de Dua Lipa

Future Nostalgia risque d’avoir deux effets opposés sur l’auditeur : soit celui-ci appréciera ce pastiche rétro dans son entièreté, soit il s’en lassera après les toutes premières chansons. Car l’intention de plonger dans la pop des années 80 n’imprègne pas que quelques pièces, mais bien tout l’album, de la 1ère à la 11chanson.

Presque aucune ballade ici. Le rythme dansant qu’introduit la festive pièce-titre se maintient jusqu’au bout, avant de ralentir sur la dernière chanson, Boys Will Be Boys, superbe leçon aux garçons qui ne changent pas.

> Extrait de Break my Heart

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L’équipe de production (dans laquelle on compte notamment Stephen Kozmeniuk, Ian Kirkpatrick, Stuart Price ou Jeff Bhasker) signe un travail impeccable.

La voix de la chanteuse de 24 ans, dont les tons graves viennent s’opposer splendidement au falsetto des Ariana Grande et Camilla Cabello, est au beau fixe. Sur certains titres comme Cool (l’une de nos favorites), elle sort d’une zone de confort vocale qu’elle n’avait jamais quittée jusqu’ici.

Bien qu’animé par la cadence d’une autre période musicale, Future Nostalgia vient laisser une belle empreinte sur la sienne.

★★★★

Pop. Future Nostalgia, Dua Lipa, Warner Music.