Belinda, l’alter ego disco de Lisa LeBlanc, a dévoilé mardi un clip pour sa chanson In It to Win It. Presque quatre minutes de folie 100 % kitsch comme une bouffée d’air frais et d’autodérision.

Alexandre Vigneault Alexandre Vigneault
La Presse

Lisa LeBlanc a laissé sortir la Belinda qui sommeillait en elle le printemps dernier pour « contrebalancer » les mauvaises nouvelles accompagnant la COVID-19. In It to Win It, qui arrive tout juste après la défaite de Trump aux élections américaines, s’inspire du jeu vidéo (on reconnaît entre autres le lettrage des consoles Sega et Nintendo) pour donner corps à une chanson de motivation absurde.

Lisa LeBlanc et Jalapeno Papa (pseudonyme d’Adam Coulstring) s’y présentent comme des espèces de jedi karateka kitsch et un brin zen. L’une a « la vaillance du castor », l’autre la « patience de l’alligator ». « Chus bonne, chus capable », qu’elle répète comme un mantra en s’entraînant aux arts martiaux pour combattre… on ne sait trop qui ou quoi.

« C’est pas juste un sprint, c’est un marathon », dit Belinda, reprenant cette phrase qu’on a entendue si souvent depuis le début de la pandémie. Lisa LeBlanc atteint son objectif : pendant un instant, on oublie ce que l’air a de lourd et on sourit bêtement.