Comment Debord, ce sont sept jeunes musiciens et musiciennes (quatre gars et trois filles) qui, avec leur influence funk directement sortie des années 1970, viennent ajouter à l’édifice du rock queb une nonchalance joyeusement groovy.

Josée Lapointe Josée Lapointe
La Presse

Difficile de résister à leur esprit décontracté, à l’amalgame des guitares électriques et des différents claviers et orgues, à l’énergie des chœurs, à leur faux bordel bien organisé (grâce entre autres au réalisateur Warren C. Spicer de Plants and Animals), à leur partage des tâches organique et équitable — les musiques sont signées par le groupe, les voix féminines sont mises en avant et le « chant lead » n’est pas toujours assuré par la même personne. La voix principale du groupe reste cependant celle, fort indolente, de Rémi Gauvin, aussi parolier de Comment Debord, dont les textes sont un des principaux atouts. Son parti pris vernaculaire, ses images fortes, ses jeux avec la langue rendent sa poésie éminemment chansonnière, quelque part entre Richard Desjardins et Fred Fortin. « J’aurais tellement tellement aimé ça/Que mes parents aient un chalet/Sur le bord de quelque chose » (Chalet) ; « Je suis travailleur autonome de mon malheur » (Travailleur autonome) ; « Prend sur toé/On va marcher dans le décor/Déroule le rebord » (Ogunquit) : chaque chanson est remplie de pépites, et pas seulement dans les refrains. Il y a du souffle chez les musiciens de Comment Debord, ou plutôt de l’air, leur musique respire, leur monde est léger, et leur approche généreuse ne peut que rendre cette rentrée covidienne plus amusante et apaisante. On les en remercie.

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Pochette de Papier foil

★★★★

Chanson. Comment Debord. Audiogram.