(Montréal) Dans la foulée d’une vague de dénonciations de situations d’abus de pouvoir et de harcèlement sur les réseaux sociaux, qui secoue notamment le milieu de la musique, l’ADISQ a choisi de prendre des mesures, notamment en excluant Dare To Care Records et le chanteur Bernard Adamus de ses remises de prix.

La Presse canadienne

Par communiqué, l’ADISQ précise que « tout travailleur et toute travailleuse et artiste de notre industrie a droit à un environnement de travail sain ».

L’organisation a donc choisi de poser « des gestes clairs » afin d’éviter que l’industrie soit entachée par des « agissements répréhensibles » de certains individus.

Ainsi, le conseil d’administration de l’ADISQ a pris de façon unanime la décision « d’exclure l’entreprise Dare To Care Records de son association en raison de faits reprochés à son président et unique actionnaire, Éli Bissonnette, par plusieurs employés et anciens employés ».

L’entreprise figure parmi les listes de candidatures dans des catégories industrielles pour le gala de l’ADISQ, mais pour des raisons techniques, son nom ne peut être retiré des listes. Elle ne pourra toutefois récolter de nominations, précise l’ADISQ.

Même situation pour l’artiste Bernard Adamus, qui a publiquement reconnu ses torts après avoir été lui-même la cible d’accusations. Sa candidature se trouve donc exclue de l’ensemble des catégories artistiques des galas.

L’ADISQ précise que son conseil d’administration n’hésitera pas à intervenir de façon similaire au besoin dans le futur.