People, I’ve Been Sad, chanson dévoilée au début du mois de février, laissait entendre que Christine and the Queens fomentait quelque chose.

Alexandre Vigneault
Alexandre Vigneault La Presse

Elle est revenue sans s’annoncer davantage avec un mini album de cinq chansons originales (la sixième, en « bonus », est la version anglaise de Je disparais dans tes bras, titre le plus pop du lot) façonnées avec Ash Workman, précieux collaborateur de Chaleur humaine, fantastique album qui a révélé l’univers pop exploratoire d’Héloïse Letissier.

IMAGE FOURNIE PAR BECAUSE/WARNER

La Vita Nuova, de Christine and the Queens

La Vita Nuova possède d’ailleurs ce je ne sais quoi de plus organique, de plus chaud, qui manquait justement un peu à Chris (2018). Une fois de plus, elle mise sur des musiques assez minimales, bien assises sur des rythmes électroniques finement ciselés et texturés, parfois très nerveux, laissant un maximum d’espace mélodique à sa voix haut perchée et aux mots qu’elle fait sonner, tantôt le souffle court, tantôt avec une envoûtante amplitude, et qui disent ses déchirements et ses envies.

Extrait de Mountains (We Met)

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La Vita Nuova ne sonne pas neuf, sauf la très belle Mountains (We Met) qui commence piano-voix et se déploie jusqu’à être enveloppée de touches de violon et de sons synthétiques lancinants. Il réaffirme plutôt un univers musical à la fois torturé, ambigu et étrangement vivant, qui envoûte comme au premier jour.

Le mini album est accompagné d’un film musical de presque 15 minutes tourné à l’Opéra Garnier, où elle danse notamment avec un faune. 

★★★★

Pop, La Vita Nuova, de Christine and the Queens, Because/Warner