L’intro instrumentale, la pièce-titre Les quatre roses, donne le ton : le trio É.T.É, fruit de la rencontre d’Élisabeth Moquin, Thierry Clouette et Élisabeth Giroux en 2015, dépoussière le trad grâce à des lignes de cordes – violon, violoncelle, guitares, basse, banjo, bouzouki irlandais – affranchies de tout carcan mélodique et de tout conservatisme.

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

Certes, les trois « gigoteurs » revisitent ou intègrent quelques classiques du répertoire folklorique d’ici (La gigue du lac) ou d’ailleurs (Le moine Simon), mais ils proposent surtout des compositions originales – avec ou sans paroles – où se faufilent des influences jazz et prog.

IMAGE FOURNIE PAR RÉSONANCES

Pochette de l’album Les quatre roses

Extrait des Quatres roses

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La précision de l’exécution, la rencontre heureuse et explosive des individualités sonores, la podorythmie (tapage de pieds) contagieuse et les chœurs délicats valent amplement l’écoute de cette deuxième offrande, parue le mois dernier.

Vous l’aurez compris : sans être un album de Noël, Les quatre roses sentent bon la tourtière et la dinde aux marrons.

★★★½

Trad, Les quatres roses, É.T.É, Indépendant