Quelques données intéressantes autour de la présence des femmes dans la catégorie Auteur ou compositeur de l’année à l’ADISQ.

Josée Lapointe Josée Lapointe
La Presse

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Quatre femmes ont remporté le Félix de l’auteur ou compositeur de l’année depuis 1979 : Diane Tell en 1980 et en 1981, Louise Forestier en 1987, Francine Raymond en 1993 et Klô Pelgag en 2017, soit 25 ans plus tard.

30 %

C’est la proportion moyenne de femmes parmi les albums recensés par l’ADISQ chaque année, chiffre qui tombe entre 22 et 26 % dans la catégorie Auteur ou compositeur. Entre 180 et 200 albums sont soumis à l’ADISQ chaque année, nombre qui s’élève à 220 cette année.

À sept reprises depuis 40 ans, aucune femme n’a été sélectionnée comme auteure ou compositrice de l’année.

Diane Tell

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L’album Entre nous de Diane Tell, qui a reçu le Microsillon de l’année/Auteure-compositrice-interprète en 1980.

Avec quatre sélections et deux trophées comme auteure-compositrice, la pionnière Diane Tell reste la championne de la catégorie. Elle est suivie de Louise Forestier, nommée trois fois et gagnante une fois. Mara Tremblay a aussi été nommée trois fois, mais n’a jamais remporté le trophée.

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PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

Lisa LeBlanc en prestation au gala de l’ADISQ en 2012

La seule autre fois où trois femmes ont été sélectionnées avant 2019, c’était en 2012, avec Marie-Pierre Arthur, Lisa LeBlanc et Catherine Major. Par ailleurs, les deux années précédentes, aucune femme n’avait été nommée.

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Entre 1979 et 2019, il est arrivé 27 fois que la catégorie Auteur ou compositeur de l’année ait compté une seule femme sur cinq finalistes. La dernière fois où deux femmes ont été nommées remonte à 2008.

Zone paritaire

Depuis deux ans, pratiquement tous les jurys spécialisés de l’ADISQ se situent dans la « zone paritaire », c’est-à-dire qu’entre 40 et 60 % des personnes qui y siègent sont des femmes. C’est le cas du jury dans la catégorie Auteur ou compositeur, qui compte une dizaine de membres. « La première fois que nous avons fait une analyse en 2017, nous étions déjà dans la zone paritaire dans 42 % des cas », explique Julie Gariépy, productrice exécutive du gala, qui explique qu’une vigie est maintenant effectuée sur ce plan.

Microsillon

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La passion selon Louise, sur lequel figurait la chanson Le diable avait ses yeux, qui a valu le prix d’auteure-compositrice de l’année à Louise Forestier en 1987.

La catégorie Auteur ou compositeur de l’année telle qu’on la connaît existe depuis 1988. Pendant trois ans, de 1985 à 1987, le prix existait, mais était remis pour une seule chanson – par exemple, Louise Forestier l’a remporté en 1987 pour Le diable avait ses yeux, qui figurait sur l’album La passion selon Louise. Et de 1979 à 1984, le prix s’est appelé… Microsillon de l’année/auteur-compositeur-interprète.