Foncièrement indépendant, Men I Trust est retourné à ses outils plus d’une fois pour tailler ce sensuel Oncle Jazz. Depuis Headroom (2015), réalisé dans l’urgence, le duo formé par Jessy Caron et Drago Chiriac, grand manitou d’un certain son de Québec d’envergure internationale (Liana Bureau, Ghostly Kisses, Fjord), a pris du galon avec l’arrivée d’Emmanuelle Proulx, au micro et à la guitare.

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

Que faudra-t-il pour que le désormais trio, plébiscité par Spotify à coups de millions d’écoutes, remarqué à la fois par Billboard et Tyler, The Creator, perce le marché intérieur ?

Peut-être ce troisième opus, dont les 24 pièces testent les limites quantitatives du disque compact.

La dream pop minimaliste de Men I Trust – irisée de jazz, de funk, de shoegaze et de trip-hop – se déploie ici comme un long fleuve tranquille, sans écueils ni rapides furieux.

IMAGE FOURNIE PAR MEN I TRUST

Foncièrement indépendant, Men I Trust est retourné à ses outils plus d’une fois pour tailler ce sensuel Oncle Jazz.

Tout est pesé, soupesé. L’auditeur suit le courant, bercé par une voix éthérée, des cordes caméléons et des claviers économes. Avec, en aval, le goût de replonger.

★★★½
Dream pop indé. Oncle Jazz. Men I Trust. Indépendant.