The Chemical Brothers avaient mené une opération séduction somme toute réussie avec Born in the Echoes (2015), grâce à des appâts pop comme Q-Tip, St. Vincent, Cate Le Bon et Beck.

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

Quelque 30 ans après avoir fait trembler la « dansosphère » britannique avec leur controversé big beat, les frérots chimiques reviennent à la proverbiale source sur leur neuvième album.

La signature électro-futuriste des savants bidouilleurs est intacte : nappes électros, basse autoritaire, échantillons méticuleux, tourbillons synthétiques psychédéliques, explosions acid house…

S’ajoutent cette fois les voix méconnues de la chanteuse norvégienne Aurora et de la rappeuse japonaise Nene, qui renforcent une ambiance apocalyptique propice au dernier rave.

En ces temps de murs qui menacent et de Brexit qui ne veut pas mourir, ce sont peut-être les mots de Free Yourself, empruntés à la poétesse militante Diane Di Prima, qui résument le mieux No Geography.

« Libère-toi, libère-moi, dansons. » Les festivaliers d’Osheaga pourront adopter le mantra le 3 août prochain.

* * * * Électro. No Geography. The Chemical Brothers. Universal Music.