La Presse vous présente cinq artistes féminines à voir à Osheaga.

Marissa Groguhé Marissa Groguhé
La Presse

Janelle Monáe

Scène de la montagne, le 3 août, 18 h 20

PHOTO AMY HARRIS, ASSOCIATED PRESS

Janelle Monáe en spectacle au festival Coachella à Indio, en Californie, en avril dernier

Depuis son premier album, The ArchAndroid, sorti en 2010, la chanteuse (et actrice) est une artiste incontournable de la scène R&B américaine. L’éclectique auteure-compositrice-interprète mêle le R&B au jazz, au hip-hop et à la pop. Ses deux albums suivants ont également reçu les éloges des critiques. Et ce n’est pas pour rien. Le petit dernier signé Monáe, Dirty Computer (2018), joue avec le funk et l’électro et montre encore une fois (et en humour parfois) toute la complexité musicale de ses chansons. Sur scène, le retour à tous ses anciens succès et la présentation de ses derniers exploits seront délicieux. Promis.

bülow

Scène de la rivière, le 3 août, 13 h

PHOTO PASCAL RATTHÉ, LE SOLEIL

Megan Bülow sur les plaines d'Abraham le 10 juillet dernier

Révélation de l’année aux derniers prix Juno, l’Allemande Megan Bülow a grandi sur deux continents, dans cinq pays, dont le Canada. Internationale malgré elle, elle en a tiré profit et on a très vite entendu son nom et sa musique circuler de l’Europe jusqu’en Amérique du Nord. Un succès bien mérité survenu après ses deux premiers EP (Damaged Vol. 1 et 2). La chanteuse de 19 ans fait dans la pop délicate mais joliment accrocheuse. De sa voix douce, bülow n’hésite pas à aborder l’amour, les erreurs de jeunesse ou son monde imaginaire, parfois avec une belle maturité, d’autres fois avec toute la candeur qu’inspire son jeune âge. Elle se lance maintenant sur les scènes du monde, dont celle d’Osheaga.

Jessie Reyez

Scène verte, le 2 août, 18 h

PHOTO KEVIN LIGHT, ARCHIVES REUTERS

Jessie Reyez et Daniel Caesar aux Juno Awards à Vancouver, en mars 2018

Jessie Reyez, c’est d’abord (mais pas seulement) une voix rauque et envoûtante. Mais c’est aussi – sans ordre particulier – du hip-hop et du R&B, des mélodies ensorcelantes, des paroles franches, des accents latinos (inspirés par ses origines colombiennes), une pop qui enrobe le tout. À 28 ans, l’auteure-compositrice-interprète torontoise excelle dans les chansons poignantes, telle la populaire Figures, qui l’a fait connaître en 2016. En 2018, elle a collaboré sur deux titres du dernier album d’Eminem, Kamikaze. Mais les collaborations fabuleuses ne s’arrêtent pas là : Reyez pose sa voix sur le tout nouvel album de Beyoncé, dans le duo Scar avec 070 Shake (qui sera aussi à Osheaga ce week-end). On aura la chance d’être témoins de l’ascension de cette étoile au cours de son passage sur une des grandes scènes du festival.

U.S. Girls

Scène de la montagne, le 3 août, 13 h 40

PHOTO CHRIS YOUNG, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

U.S. Girls au gala Polaris Music Prize, à Toronto, en septembre 2016

U.S. Girls, malgré ce que le nom suggère, n’est pas un groupe de filles, mais bien le projet d’une seule artiste, Meghan Remy. En s’entourant d’autres musiciens, l’Américaine allie les genres avec adresse, dans une pop expérimentale entraînante. Nommé aux Juno et finaliste pour le prix Polaris en 2016 (avec l’album Half Free), U.S. Girls plaît par sa fraîcheur. C’est minimaliste et, récemment, avec l’album In a Poem Unlimited, ça se veut de plus en plus pop. La voix de Remy fait penser à celle de Lana Del Rey, mais aussi à celle de Gwen Stefani. Elle y ajoute une texture musicale synthétique et crée une ambiance qui juxtapose tant de styles qu’on ne saurait vraiment la qualifier (on pense parfois à Madonna, parfois au rock des années 70, parfois à quelque chose de judicieusement contemporain). En tout cas, c’est un peu excentrique, mais très accessible. C’est aussi féministe. L’artiste se bat pour les droits des femmes et plusieurs de ses chansons en témoignent.

Rosalía

Scène de la montagne, le 2 août, 16 h 35

PHOTO AMY HARRIS, ASSOCIATED PRESS

Rosalía au festival Coachella à Indio, en Californie, en avril dernier

Elle remet une musique ancestrale au goût du jour en la complémentant de R&B, d’électro et de trap. Oui, oui, le flamenco devient pop lorsqu’il passe entre les mains agiles de la femme de 25 ans. Les plus conservateurs n’apprécient pas ce qu’elle fait de cette musique traditionnelle, mais Rosalía a étudié le flamenco pendant sept ans, elle le maîtrise et a su le remanier. D’abord élevée au rang de superstar dans son pays natal, l’Espagne, elle s’est fait remarquer à l’étranger à la sortie de son deuxième album, El mal querer (2018). Sur scène, Rosalía ne fait pas que se servir de sa voix puissante : elle danse aussi, alliant de nouveau la tradition et le modernisme. Les claquements de mains y sont, les pas de flamenco aussi. Elle chante en espagnol, mais ceux qui ne comprendront pas ses mots sauront tout de même l’apprécier sans problème.