Le 5 juillet, à L’Astral, le jazzman montréalais Jim Doxas lancera l’album Homebound. Longtemps le préféré de notre Oliver Jones national, et donc associé à une esthétique relativement conformiste, le batteur propose ici un répertoire beaucoup plus étonnant que prévu.

Alain Brunet Alain Brunet
La Presse

Des airs d’inspiration populaire y cohabitent bellement avec des lignes atonales, le vocabulaire résolument contemporain choisi exclut les formes modernes typiques du jazz.

Sorte de concept post-Ornette Coleman, Homebound est un enregistrement très ouvert et relativement simple côté écriture.

L’approche met néanmoins de l’avant les valeurs les plus progressistes de la musique improvisée et, surtout, l’émancipation des expressions individuelles – Lex French, trompette, Al McLean, saxophone, Adrian Vedady, contrebasse, sans compter une visite du frangin Chet Doxas à la clarinette.

IMAGE FOURNIE PAR ARTÉ BOREAL/BELIEVE

Homebound, du Jim Doxas Quartet

Jim Doxas n’avait pas rendu publiques ses compositions jusqu’ici, voilà qu’il ose et s’associe à des musiciens capables de mener sa musique à un autre niveau.

On peut se permettre de croire que l’exécution sur scène sera encore meilleure que celles de cet enregistrement tout à fait défendable, au demeurant.

À L’Astral, le 5 juillet, 18 h.

★★★½ Jazz. Homebound. Jim Doxas Quartet. Arté Boreal/Believe.