Un des dadas du Montréalais Roberto Carlos López consiste à actualiser des sons urbains jadis en vogue dans les grandes capitales latines, dont le Bogotá natal du guitariste et compositeur.

Alain Brunet Alain Brunet
La Presse

En 2017, López lançait Criollo Electrik. Kaleido strópico creuse sensiblement le même sillon avec du rock latin, rock psychédélique, afrobeat, cha-cha-cha, cumbia, highlife, champeta, boogaloo, funk, jazz groove.

Cette revivifiante mixtion de musiques latino-américaines, africaines et nord-américaines est somme toute très colombienne ; il faut rappeler que des sound systems ont marqué l’imaginaire du pays depuis les années 60, ce qui fut très inspirant pour les compositeurs là-bas.

IMAGE FOURNIE PAR CURURA MUSIQUE

Kaleido strópico, de Roberto López

Notre Roberto a grandi là-dedans, ce qui l’a conduit à rebrasser la sauce, d’abord aux côtés du réalisateur Ivan Duran il y a deux ans.

Cette fois, il a tout fait seul : compositions, paroles, réalisation, direction d’orchestre – Sacha Daoud, batterie, Kullak Viger Rojas, percussions, David Carbonneau, trompette, Bruno Lamarche, saxo ténor, Matthieu Van Vliet, trombone, Mario Allard, saxo baryton, Zal Sissokho, kora.

Cosmopolite ? Psychélombien !

★★★½ Rock latin, psychédélique. Kaleido strópico. Roberto López. Curura Musique.