Il y a une raison pour laquelle la photo qui accompagne cette critique date de 2013. Le quatuor de rock indé new-yorkais Vampire Weekend s’est fait discret depuis la tournée Modern Vampires of the City.

Charles-Éric Blais-Poulin Charles-Éric Blais-Poulin
La Presse

Quelque cinq ans plus tard, la bande du chanteur et maître d’œuvre Ezra Koenig revient avec un membre en moins – le pilier Rostam Batmanglij – et un contrat dans les ligues majeures en plus (avec Sony).

Father of the Bride est un album ambitieux de 18 pièces hétéroclites, qui forment somme toute un casse-tête cohérent, étalé sur des territoires folk, country et pop.

Il faut se fier à la pièce maîtresse Sympathy pour construire le puzzle : rock, « défoulatoire », exaltée. « I think I took myself too serious. It’s not that serious », entend-on en guise de prologue.

IMAGE FOURNIE PAR COLUMBIA RECORDS, ASSOCIATED PRESS

Father of the Bride, de Vampire Weekend

Au fil du disque, le rythme s’accélère quand le guitariste Steve Lacy prête main-forte, s’apaise quand la voix de Danielle Haim se marie à celle de Koenig.

Auto-Tune, tempos en montagnes russes, chœurs, saturation : les artifices sont nombreux, quelquefois dérangeants. Les trouvailles et ingéniosités valent toutefois largement l’écoute.

★★★½ Pop-rock. Father of the Bride. Vampire Weekend. Columbia Records.