Pharrell Williams/Happy: un hymne sans frontières

Le rappeur Pharrell Williams en répétition à La... (Photo Bill Haber, archives AP)

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Le rappeur Pharrell Williams en répétition à La Nouvelle-Orléans, en février.

Photo Bill Haber, archives AP

La chanson Happy de Pharrell Williams, composée à l'origine pour le film Despicable Me 2, dépasse le simple succès commercial. Depuis son lancement en novembre dernier, la pièce est devenue un véritable phénomène international.

Il y a d'abord eu le clip, 24 Hours of Happy, un film composé de 360 plans-séquences filmés à Los Angeles sur une période de 24 heures. Depuis, cette vidéo accrocheuse a spontanément fait des petits partout sur la planète.

Au moment d'écrire ces lignes, on pouvait visionner 746 reprises de Happy en provenance de 91 pays dans le monde (dont cinq réalisées à Montréal) sur le site wearehappyfrom.com.

Le monde entier reprend cet hymne au bonheur, de Kiev à Ouagadougou en passant par Barcelone, Alger et même Koweït, où on a le bonheur unisexe puisque aucune femme n'apparaît dans le court-métrage de quatre minutes six. À Pékin, c'est plutôt le voile de pollution recouvrant la ville qui frappe, forçant plusieurs jeunes à porter un masque.

Le refrain est simple - «Clap along if you know what happiness is to you, because I'm happy...» - et le rythme entraînant provoque quelques pas de danse et déhanchements libérateurs, peu importe l'endroit où l'on vit.

Détournement

Le plus surprenant, c'est le détournement de Happy à des fins plus politiques. Des exemples: une vidéo surréaliste tournée aux Philippines avec comme décor des lieux ravagés par le typhon Haiyan.

Dans une autre vidéo réalisée par des documentaristes polonais présents à Kiev durant le soulèvement populaire, on peut voir de jeunes Ukrainiens qui sautillent et tapent des mains en fredonnant le refrain de Pharrell Williams avec à l'arrière-plan la place de l'Indépendance.

La chanson sur le bonheur serait-elle subversive? Dans la grisaille actuelle, pourquoi pas?

Sur PolicyMic.com, un site d'information destiné aux internautes de la génération Y, la journaliste Shan Wang va plus loin et qualifie Happy de chant de protestation de sa génération, un hymne qui est devenu «un appel à l'action au-delà des frontières».

«La chanson n'est peut-être pas aussi politiquement chargée que la musique de l'époque de la guerre du Viêtnam, mais la force de la musique pop est sa large portée internationale et la possibilité d'être remixée à l'infini. Happy était un canevas vierge et internet l'a transformée de simple chanson en nomination aux Oscars en chant de rébellion et de résilience, voire de mécontentement.»

Pour visionner les quelque 730 reprises de la chanson: wearehappyfrom.com

L'ONU chante «Happy»

«Le droit au bonheur est une aspiration légitime et universelle», a déclaré le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, Ban Ki-moon.

Pour souligner la Journée internationale du bonheur, jeudi dernier, l'ONU a choisi la chanson de Pharrell Williams.

Les citoyens de partout sur la planète étaient invités à réaliser leur reprise de Happy et les meilleures productions peuvent être visionnées sur le site 24hoursofhappiness.com.

En chiffres

746 reprises de Happy dans le monde

91 pays représentés

24 nombre d'heures que dure la vidéo originale de Pharrell Williams

0 nombre de femmes dans la vidéo en provenance de Koweït

503 246 nombre de visionnements de #JamaicaHappy sur YouTube




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