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Salomé Leclerc: juin en septembre, septembre en juin

Salomé Leclerc garde son second album dans ses... (Photo Marco Campanozzi, Archives La Presse)

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Salomé Leclerc garde son second album dans ses tiroirs jusqu'à l'automne, mais elle interprète ses nouvelles chansons ce soir au Gesù.

Photo Marco Campanozzi, Archives La Presse

Cette jeune femme est grande, longiligne, assurément belle. Son sourire discret, sa courtoisie, sa politesse, son honnêteté intellectuelle, sa profondeur malgré une candeur apparente sont autant de caractéristiques qui camouflent de petites énigmes. Inutile de les résoudre!

On ressentira chez elle une certaine distance que dicte une pudeur certaine. On se dira que cette aura de mystère sied bien au talent évident de Salomé Leclerc, à l'orée d'un nouveau cycle créatif: 27 fois l'aurore, album prévu pour septembre et dont plusieurs chansons seront jouées ce soir aux FrancoFolies de Montréal.

Âgée de 28 ans, elle a grandi dans un rang en marge de Sainte-Françoise-de-Lotbinière - sur la rive sud du Saint-Laurent, au nord de la 20. Elle a débarqué à Montréal pour ses études collégiales.

Après un bref moment passé au Collège de Maisonneuve, elle est partie à Jonquière pour y faire un DEC en art et technologie des médias, option télé. Après quoi elle a cherché en vain du boulot à Montréal, période durant laquelle elle a fait la rencontre de Michel Séguin, manager de Pierre Lapointe.

«Je faisais des chansons depuis l'adolescence. On a aimé mon travail, j'ai fait le choix de la chanson, j'ai saisi ma chance», raconte-t-elle.

Et voilà. Sous les arbres, son premier album, a été lancé il y a près de trois ans. Il fut fort bien accueilli. On a alors estimé qu'il faudrait compter Salomé Leclerc parmi les forces émergentes de la chanson francophone d'Amérique. Il y a lieu de le croire encore en 2014.

Un album automnal

Le deuxième chapitre de la jeune artiste est sur le point de s'écrire: l'album 27 fois l'aurore est fin prêt, mais... «Sa sortie est retardée en septembre parce que nous préférons en terminer les compléments visuels. Par ailleurs, je crois que cet album est plus automnal que printanier, alors...»

Depuis sa naissance professionnelle, on sait que la musicienne a de grandes ambitions, et qu'elle a écouté les bonnes affaires.

«PJ Harvey et Feist sont des influences très fortes, rappelle-t-elle. Au Québec? Plus récemment, les Variations fantômes de Philippe B, l'album Astronomie d'Avec pas d'casque, Atoms for Peace, Braids... En ce moment? J'ai besoin de silence.»

Besoin légitime au terme de plusieurs mois passés à imaginer et à rendre concrètes ses idées neuves.

«Ce qui a changé musicalement, c'est le côté électro. Mon premier album n'avait pas de claviers; Sous les arbres était plus guitares, réalisé par l'artiste française Emily Loizeau et joué par ses propres musiciens. Cette fois, j'ai misé davantage sur les guitares électriques que sur les guitares acoustiques.

«Au départ, je voulais maintenir l'esprit de mes chansons antérieures et les rendre un peu plus rock. Philippe Brault est entré en scène; il a coréalisé 27 fois l'aurore avec moi. Or, il tripe beaucoup sur le hip-hop, tout ce qui est claviers, synthés analogiques et tout et tout. Je suis donc allée chercher chez lui ce côté électro tout en conservant mes propres caractéristiques.»

Une chanson est faite de sons et de mots. «J'ai autant besoin de mots que de musique», dit notre interviewée. Dans cette optique, la parolière lit les bonnes choses.

«Je ne lis pas tant que ça, mais je lis intensément lorsque je le fais. Kim Thúy, David Foenkinos, Dany Laferrière... Certains romans m'imposent de m'arrêter à chaque page pour réfléchir. Ça me stimule beaucoup. De mon côté, je n'ai pas de sujets de prédilection. Mes thèmes sont génériques: l'amour, le voyage, la tristesse...», laisse-t-elle tomber. Salomé Leclerc sait bien que le sujet ne fait pas la chanson.

Un vinyle estival vient de sortir en guise d'apéro, la tournée vient à peine de démarrer. Y participent Philippe Brault, basse, etc.; Benoît Rocheleau, instruments à vent et claviers; José Major, batterie.

«On joue la moitié de l'ancien album et presque tout le nouveau», annonce la principale intéressée. Aucune énigme, aucun mystère côté programme. La belle et longue jeune femme nous garde ça pour la scène.

Ce soir, donc, on sera déjà en septembre. Ou septembre en juin, à vous de choisir sur place.

Au Gesù ce soir, 20h30, dans le cadre des FrancoFolies de Montréal. Première partie: Gael Faure




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