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Louis-Jean Cormier: c'était géant

Louis-Jean Cormier... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

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Louis-Jean Cormier

PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE

L'un des fantasmes de Louis-Jean Cormier, au moment de se lancer en solo, était de se constituer un «Beach Boys band». Traduction: il souhaitait s'entourer de musiciens qui pourraient faire des harmonies vocales avec lui. Vendredi soir, au Métropolis, il a poussé cette idée à son maximum: à un certain moment, pas moins de 10 autres voix l'appuyaient. Ses quatre accompagnateurs habituels et quelques amis musiciens dont Martin Léon, Les Soeurs Boulay et Salomé Leclerc.

Ça, c'était sur scène. Mais dans la salle, Louis-Jean Cormier pouvait aussi compter sur des centaines d'autres choristes qui fredonnaient volontiers avec lui, qu'il soit en mode rock ou en mode bluegrass. Pendant L'ascenseur - interprétée avec Dany Placard et David Marin -, il a même semblé surpris par le coeur que mettait l'assistance à chantonner doucement: «dis-moi où, dis-moi où c'est qu'on descend...»

Ses chansons ont de toute évidence fait leur chemin chez les gens depuis la sortie de son disque Le treizième étage, l'automne dernier. Et aussi au sein de son groupe formé de Simon Pedneault (aux guitares électriques et au solos emportés), Marc-André Larocque (batterie), Guillaume Chartrain (basse) et Adèle Trottier-Rivard (chant, percussions). Après des mois de tournée, cette équipe est plus soudée que jamais et joue avec un aplomb renouvelé.

Comparé au concert offert au Club Soda à l'automne, celui de vendredi était à la fois plus rock - même Au long de tes hanches a été interprétée full band, plus libre et pourtant plus précis. Plus théâtral, parfois, comme ce segment chaotique fait de rythmes désarticulés et de dissonances inséré dans J'haïs le happy end pour faire écho aux paroles de la chanson («...croiser le chaos / Si on prenait le clos»).

Avant de mettre le pied au Métropolis, plusieurs se demandaient si Karkwa allait renaître le temps d'une ou deux chansons. Puisque Louis-Jean Cormier avait gardé secret les noms de ses invités, la question se posait. Laurent Saulnier a confirmé après le spectacle de vendredi que cette possibilité avait été sérieusement envisagée. Elle n'a pu se matérialiser, notamment parce que François Lafontaine est à Paris ces jours-ci où il joue avec Marie-Pierre Arthur, sa compagne.

C'est un mal pour un bien. Revoir Karkwa aurait été chouette. Mais vendredi, c'était la soirée de Louis-Jean Cormier tout seul. La consécration - oui, oui - d'un auteur-compositeur-interprète à la vision artistique nette, d'un rockeur tonitruant et d'un folkeux habité. En début de soirée, il avait lancé, avec une pointe d'autodérision, que son groupe et lui avaient décidé de donner au Métropolis (qu'il appelait Métropauline) la soirée de sa vie. Ce fut fait. Avec panache. En résumé, c'était géant.




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