Avant que ne se déploie le Festival de Lanaudière du 5 juillet au 5 août, La Presse a demandé à son directeur artistique, Gregory Charles, de circonscrire six incontournables - on exclut ici les prestations très attendues de l'Orchestre symphonique de Montréal, dirigé par Susanna Mälkki (le 7 juillet) et Kent Nagano (le 14 juillet), et de l'Orchestre Métropolitain mené par Yannick Nézet-Séguin (les 4 et 5 août).

Alain Brunet LA PRESSE

Vendredi 13

«Roderick Cox est un superbe jeune chef afro-américain. Ils ne sont pas nombreux! Il est fluide, inspiré, athlétique, très lascif, talentueux, énergique, charismatique. Il s'attaque à tous les répertoires et les fait vivre et revivre à sa manière. Il dirige ici l'Orchestre Métropolitain et le pianiste Stewart Goodyear pour ainsi présenter des oeuvres d'amour - spirituelles, matérielles, charnelles. Stewart Goodyear est l'un des excellents pianistes issus du Canada; né d'une famille originaire de Trinité-et-Tobago, il possède une impeccable technique et colore son jeu de sensualité et de fluidité caribéennes. Nous aurons droit à un programme américain: Samuel Barber (Adagio pour cordes), George Gershwin (Rhapsody in Blue), Sergueï Rachmaninov, qui a quand même passé la moitié de sa vie aux États-Unis (Symphonie n° 2 en mi mineur op. 27), sans compter une oeuvre du soliste invité (Callaloo).»

À l'amphithéâtre Fernand-Lindsay, le vendredi 13 juillet, 20 h.

Céline symphonique

«Ce n'est pas un concert pop. C'est un concert symphonique: grand orchestre, grand choeur, des solistes dont les voix et le talent se prêtent à ce contexte instrumental. Et des chansons grandioses qui avaient déjà quelque chose de lyrique: The Power of Love, All By Myself, Je t'aime encore, L'amour existe encore, etc. Très feel good! Ces chansons de Céline Dion pour soliste, choeur et orchestre seront exécutées par Marc Hervieux, Marie-Eve Janvier, Johanne Blouin, Kim Richardson, et Alexandre Da Costa sera le soliste au violon; ils seront accompagnés par l'Orchestre du Festival de Lanaudière. Le programme comprendra une vingtaine de chansons, dont certaines versions instrumentales mettront en évidence Alexandre Da Costa. Plusieurs orchestrations seront signées David Martin, d'autres seront de Charles Barbeau et certaines de moi-même. Céline est au courant de cette initiative et nous avons obtenu l'accord de son équipe.»

À l'amphithéâtre Fernand-Lindsay, le samedi 21 juillet, 20 h.

Concert de la paix

«Karl Jenkins est l'un des compositeurs vivants les plus joués sur la planète. L'homme armé, une messe pour la paix est à la fois une messe traditionnelle et une oeuvre nouveau genre. Mais surtout, elle sera exécutée sous la direction d'un des plus importants chefs de choeur de la planète: Stephen Layton, directeur du London Sinfonia, de Trinity College, de Polyphony (l'un des meilleurs choeurs du monde) et grand spécialiste d'Arvo Pärt, de John Tavener, de James McMillan, de Thomas Adès. Tous ceux qui pratiquent le chant choral rêvent d'être dirigés par Stephen Layton.»

À l'amphithéâtre Fernand-Lindsay, le samedi 28 juillet, 20 h.

Dode Cello

«J'aime les véhicules qui permettent de démocratiser la musique, en voilà un. Cet ensemble se situe quelque part entre le duo croate 2Cellos et les 12 violoncellistes du Berliner Philharmoniker. On peut se souhaiter un dimanche après-midi idéal avec Stéphane Tétreault, super artiste d'ici qui sera entouré d'un groupe d'hommes et de femmes, de jeunes et de moins jeunes, qui jouent de ce divin instrument. Comme il s'agit d'un nouvel ensemble, le programme n'est pas encore arrêté, mais nous devrions entendre des oeuvres (adaptées pour l'ensemble) de Julius Klengel, Werner Thomas-Mifune, Heitor Villa-Lobos, David Popper, Edward Elgar, Carlos Gardel, Glière/Beethoven, Samuel Barber et Maurice Ravel.»

À l'amphithéâtre Fernand-Lindsay, le dimanche 29 juillet, 14 h. 

Path of Miracles

«Tout simplement la plus belle oeuvre chorale des dernières années. Incontournable ! Seule au programme, Path of Miracles est une oeuvre magistrale de Joby Talbot, compositeur de Grande-Bretagne, qui fait dans la musique classique, la musique sacrée et la musique de film. Cette oeuvre est difficile à chanter, contemporaine et absolument tonale, remplie d'effets choraux à la Whitacre et Lauridsen, riche comme Paul Mealor et Rautavara, un peu plus d'une heure de pèlerinage à la fois spirituel et musical. C'est un Miserere d'Allegri, un Spem in alium pour les temps modernes. Écrit en français, en anglais, en latin et en espagnol et basé sur le parcours métaphysique du pèlerinage de Compostelle. Talbot mérite d'être nommé avec les grands compositeurs de musique chorale eu ce début de siècle trouble.»

À l'église de L'Assomption, le dimanche 29 juillet, 19 h.

Le Quatuor Arod

«Une première sur ce continent à Lanaudière. Cet ensemble français aux accents multiples regroupe quatre surdoués de la musique de chambre. Les stations de radio et magazines spécialisés le chantent en choeur: voilà les nouvelles vedettes de la musique de chambre. Très jeune et très hot

À l'église de Saint-Alphonse-Rodriguez, le lundi 30 juillet, 20 h.

Photo fournie par le Festival de Lanaudière

Le Festival de Lanaudière est présenté du 5 juillet au 5 août.