(Granby) Coup de théâtre dans de feuilleton de la mise aux enchères d’une murale d’Alfred Pellan par la Ville de Granby. Aucun acheteur ne s’est prononcé lors de la vente, samedi matin.

Ugo Giguère
Initiative de journalisme local

La firme Iegor, qui tenait une enchère en direct en mode virtuel, a lancé les enchères à 5000 $ pour la mosaïque de « carreaux de céramique avec glaçure », mais personne n’a montré d’intérêt. Le lot est donc demeuré invendu.

Ce n’est pourtant pas par manque d’intérêt envers le catalogue du jour puisque l’encanteur venait tout juste d’annoncer un record de participation. Il faut dire que la liste des œuvres incluait des pièces de Riopelle, Corno, Cosgrove et Ferron notamment.

La Ville de Granby a mis aux enchères la murale réalisée en 1958 parce que l’immeuble sur lequel elle se trouve doit être démoli au printemps. Il s’agit d’une ancienne école primaire reconvertie aujourd’hui en bureaux occupés par la MRC de la Haute-Yamaska.

D’ailleurs, l’acheteur potentiel doit assumer les frais de retrait et de transport de l’œuvre, ce qui aurait pu en refroidir plusieurs.

Selon un rapport d’expertise commandé par la Ville de Granby et rédigé par la restauratrice Myriam Lavoie, du Centre de conservation du Québec, les coûts sont estimés à 56 095 $ pour le prélèvement de l’œuvre. Une somme à laquelle il faudrait ajouter, selon elle, entre 50 000 $ et 65 000 $ pour sa restauration.

Reste maintenant à voir si le conseil municipal reviendra sur sa décision pour préserver ce morceau du patrimoine granbyen. Si la municipalité n’agit pas, la mosaïque pourrait vraisemblablement être détruite en même temps que le bâtiment.