Il n’a que 24 ans et pourtant, le Torontois Lee Davis est déjà nostalgique de son enfance. D’où cette installation immersive baptisée HideSeek dans laquelle les Montréalais sont invités à déambuler… pour retrouver une parcelle de leur jeunesse.

Jean Siag Jean Siag
La Presse

HideSeek a d’abord été lancée à Toronto le printemps dernier. Lee Davis et son collègue Emmanuel Katsnelson ont jeté les bases de cette installation-parcours où une douzaine de pièces ont été soigneusement aménagées pour stimuler notre nostalgie.

À leur grande surprise, plus de 18 000 personnes s’y sont aventurées. Seules, en couple ou en famille.

Tapis roses, mauves ou orange, plafonds étoilés, murs d’oreillers, piscines à balles, tunnels de rideaux perlés, sans oublier les Slinky, les balles rebondissantes, les balançoires, les blocs (EverBlock) et les Lucky Charms, les créateurs de HideSeek ont voulu créer de petits écrins où le visiteur peut se laisser aller à sa nostalgie.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Tapis roses, mauves ou orange, plafonds étoilés, murs d’oreillers, piscines à balles, tunnels de rideaux perlés, sans oublier les Slinky, les balles rebondissantes, les balançoires, les blocs et les Lucky Charms, HideSeek est constitué de petits écrins où le visiteur peut se laisser aller à sa nostalgie.

Ils répètent donc l’expérience ici, en mettant à contribution des artistes montréalais comme Nikki Küntzle ou Amery Sandford, qui ont conçu certaines pièces dans un style pop art, avec des œuvres murales qui tapissent les murs des deux étages de cette ancienne boutique Urban Outfitters de la rue Saint-Denis.

« Pendant une heure, on veut que les gens se sentent comme des enfants », nous dit Lee Davis, qui a fait des études en sciences politiques avant de se lancer dans l’organisation d’événements.

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Tapis roses, mauves ou orange, plafonds étoilés, murs d’oreillers, piscines à balles, tunnels de rideaux perlés, sans oublier les Slinky, les balles rebondissantes, les balançoires, les blocs et les Lucky Charms, HideSeek est constitué de petits écrins où le visiteur peut se laisser aller à sa nostalgie.

Un univers « instagramable »

Dans cet univers ludique « instagramable » inspiré de l’artiste avant-gardiste japonaise Yayoi Kusama, Lee Davis aimerait voir ses invités « mettre leurs préoccupations d’adultes de côté » et plonger dans ce monde coloré (avec ou sans enfants) où se côtoient les gens par petits groupes (jamais plus de 50 personnes à l’heure).

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Lee Davis a fait des études en sciences politiques avant de se lancer dans l’organisation d’événements.

Les gens veulent vivre des expériences collectives et interactives, mais des expériences qui se partagent aussi en photo. On a conçu les pièces en pensant à cela.

Lee Davis

La musique contribuera également à ce retour vers le futur, les créateurs puisant dans le répertoire des années 80, 90 et 2000, qui retentira dans les haut-parleurs disséminés dans l’édifice. « On s’adresse à toutes les générations », précise Lee Davis, qui a conçu une allée en tapis gazon d’un kitsch absolu (avec des papillons sur les murs) qui mène à la première salle : une pièce remplie d’immenses bulles translucides.

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Tapis roses, mauves ou orange, plafonds étoilés, murs d’oreillers, piscines à balles, tunnels de rideaux perlés, sans oublier les Slinky, les balles rebondissantes, les balançoires, les blocs et les Lucky Charms, HideSeek est constitué de petits écrins où le visiteur peut se laisser aller à sa nostalgie.

Suivront une enfilade de pièces plus colorées les unes que les autres. Piscine à balles avec panneaux de popsicles lumineux, zone scolaire avec un mur de rêves (où les gens sont invités à écrire sur des Post-it), jeux de balles à velcro, Slinky multicolores qu’on peut laisser tomber d’un escalier, pièce pour « chiller » avec des balançoires.

Bref, tout est en place pour qu’on évite le sujet des élections fédérales ou la crise au Yémen.

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Tapis roses, mauves ou orange, plafonds étoilés, murs d’oreillers, piscines à balles, tunnels de rideaux perlés, sans oublier les Slinky, les balles rebondissantes, les balançoires, les blocs et les Lucky Charms, HideSeek est constitué de petits écrins où le visiteur peut se laisser aller à sa nostalgie.

L’équipe de HideSeek aimerait maintenant présenter son installation dans d’autres villes canadiennes. « On met vraiment toutes nos énergies dans ce projet pour qu’il voyage, nous dit Lee Davis, qui a installé ses pénates à Montréal pour les deux prochains mois. On espère que les gens vont embarquer dans notre délire, c’est vraiment un moment pour décrocher. »

HideSeek est présentée du 12 octobre au 15 décembre au 4301, rue Saint-Denis. Il faut réserver sa place sur le site.