Si les arts visuels sont peu présents à la télévision, ARTV fait un gros coup cet automne avec la série documentaire en six épisodes de Suzanne Guy, Vu par hasard. Une belle occasion pour les téléspectateurs de prendre conscience du large patrimoine de sculptures publiques au Québec.

Éric Clément LA PRESSE

L'émission fait le point sur la richesse de l'art public en cette année du 50e anniversaire de la création du Programme d'intégration des arts à l'architecture par Québec. Le fameux 1% qui permet de penser aux arts quand le gouvernement construit de nouveaux édifices publics.

Suzanne Guy a eu l'idée de cette série après avoir réalisé un documentaire intitulé Scrapper l'art, qui sera diffusé cet hiver sur ARTV, et qui aborde le thème de la destruction d'oeuvres d'art public par des fonctionnaires ou des entrepreneurs. Par erreur, ignorance ou manque de vision.

«En faisant Scrapper l'art, j'étais désolée, dit Suzanne Guy. Je me disais que c'était impossible qu'on détruise tant d'oeuvres, mais en même temps, je rencontrais des artistes qui me disaient que le programme fonctionne. C'était donc important de montrer aussi ce qui se passait de beau dans l'art au Québec.»

Auteure d'une vingtaine de films, la documentariste a décidé de présenter quelques-unes des milliers d'oeuvres qu'on voit dans les rues, les parcs, les hôpitaux et autres lieux publics.

L'émission d'une demi-heure permet de rencontrer des artistes fascinants, de Montréal à Paspébiac en passant par Mont-Joli et Trois-Rivières, comme Richard Purdy avec son exposition aquatique à l'Espace Shawinigan et sa sculpture installée sur la cheminée de l'Usine C.

«J'ai fait cette série pour les gens qui me disent que depuis qu'ils regardent la série, ils ont l'impression que de l'art a poussé à côté de chez eux, dit Suzanne Guy. Les gens s'approprient de plus en plus leur ville et leurs biens culturels. Et veulent qu'ils soient protégés.»

On pourra aussi voir les six épisodes de Vu par hasard sur tou.tv.

Le mardi à 19 h sur ARTV jusqu'au 10 octobre