(Québec) François Legault déplore que la culture québécoise et les productions théâtrales peinent à voyager dans les régions du Québec. À l’époque des Beaux dimanches, rappelle-t-il avec nostalgie, certaines pièces étaient même diffusées au petit écran.

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

« C’est certain que nos pièces de théâtre ne sont pas assez vues. Pour être un abonné depuis très longtemps au théâtre, il y a d’excellentes pièces qui mériteraient d’être vues par plus de Québécois », a dit le premier ministre du Québec, jeudi.

« Il y a des acteurs et des actrices qui doivent préparer des pièces de théâtre qu’ils vont jouer pendant un mois. À Paris, ces pièces rouleraient pendant des années. Comment fait-on pour [qu’on puisse les] voir en régions ? Est-ce que c’est en passant par le web, en télévision, en aidant les théâtres [régionaux] ? C’est une réflexion qu’on est en train de faire », a-t-il ajouté.

La veille, M. Legault invitait sa ministre de la Culture, Nathalie Roy, à lui soumettre « des projets importants en culture ». Alors qu’il annonçait jeudi plus d’argent pour l’achat de livres dans les bibliothèques scolaires, le premier ministre a précisé qu’il misait sur le numérique pour rendre la littérature québécoise encore plus accessible.

« Je ne veux pas m’étendre [sur la question, mais] on est en train de regarder [beaucoup] de projets, que ce soit avec Télé-Québec, avec l’ensemble des médias […] [et] on n’exclut pas d’utiliser le numérique pour rendre accessibles plus d’œuvres à plus de Québécois », a-t-il dit.

« Quand je vais me présenter devant l’électorat en 2022, je veux que les Québécois se disent que [le] gouvernement a investi en culture », a ajouté M. Legault.