Grand sportif, Sylvain Poissant a reçu un diagnostic de cancer il y a 14 ans. Après avoir déjoué les pronostics, notamment grâce à sa forme physique, il a organisé diverses activités sportives afin d’amasser des fonds pour favoriser l’avancement de la recherche médicale sur le cancer en lien avec l’activité physique

La Presse

Lorsqu’on l’a informé des recherches faites sur les retombées favorables de l’activité physique de type aérobie sur la fatigue liée au cancer, réalisées par une équipe de la Faculté des sciences de l’activité physique (FASAP) et de la Faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS), Sylvain Poissant a su qu’il trouverait des oreilles attentives à ses ambitions à l’Université de Sherbrooke.

Le 29 janvier denrnier, grâce à son don de 150 000 $, la Fondation de l’Université de Sherbrooke annonce les débuts de cette recherche regroupant des chercheuses et des chercheurs en kinésiologie, en oncologie, en imagerie et en immunologie. Dès que l’approbation éthique sera obtenue, l’équipe testera l’entraînement par intervalles et l’entraînement continu d’intensité modérée. Les participants, de réels patients, seront dotés de montres intelligentes et d’iPod qui mesureront divers marqueurs, dont la dépense énergétique, la fréquence cardiaque et la fatigue. Des mesures réalisées pendant et après l’exercice permettront aussi de fournir des pistes quant à l’effet potentiellement bénéfique de l’exercice de type aérobie sur la réponse immunitaire, un aspect fondamental dans la prise en charge d’un cancer.

Sylvain Poissant et la professeure-chercheuse à la FASAP Eléonor Riesco caressent le même rêve quant à ce projet de recherche, soit celui de démontrer scientifiquement que l’activité physique devrait faire partie intégrante des plans de traitement en oncologie.

« Mon rêve ultime, c’est que la recherche permette de faire la démonstration que les prescriptions d’exercice dans un contexte de traitement contre le cancer devraient faire partie de la prise en charge. L’exercice peut vraiment avoir une visée thérapeutique lorsqu’il est combiné de la bonne manière et au bon moment avec les traitements. Actuellement, dans la littérature, les effets des différents types d’entraînement à privilégier, on ne les connaît pas. C’est ce que notre nouvelle recherche tentera d’explorer », mentionne Eléonor Riesco, professeure-chercheuse à la FASAP et au Centre de recherche sur le vieillissement, et cochercheuse de l’étude avec le professeur-chercheur à la FMSS, Dr Michel Pavic.

Était également présente à l’annonce Isabelle Dionne, doyenne de la Faculté des sciences de l’activité physique.