Une étudiante en Techniques de maintenance d’aéronefs de l’École nationale d’aérotechnique (ENA), Joalie Lamarche, et sa mentore, Stéphanie Arpin, professeure au Département de préenvol, ont remporté un prix au concours Chapeau les filles! en juin dernier.

La Presse

Joalie a reçu le prix Santé et Sécurité au travail, remis par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), qui est assorti d’une bourse de 2000 $. Mme Arpin a quant à elle reçu le prix Mentorat, remis par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, qui s’accompagne d’une bourse de 500$. Fait à souligner, c’est la 2e année consécutive que l’ENA remporte l’unique prix Mentorat pour la formation technique collégiale. L’année dernière, deux étudiantes de l’ENA avaient également été mises à l’honneur en recevant un prix.

Cette distinction vient clore le parcours de Joalie Lamarche à l’ENA puisqu’elle est aujourd’hui diplômée en Technique de maintenance d’aéronef. Engagée et déterminée, Mme Lamarche a été une étudiante-athlète en tir à l’arc qui a su concilier près de 15 heures d’entraînement par semaine, des compétitions toutes les fins de semaine en plus des heures de cours et d’étude. Qu’à cela ne tienne, lorsqu’elle a choisi de délaisser la compétition pendant sa dernière année à l’ENA, Joalie s’est impliquée dans plus d’un projet : bénévole pour retaper le Douglas DC-3 des Plane Savers, Cégeps en spectacle, Viens faire ton show et bénévole pour l’atelier d’hélicoptères des portes ouvertes de l’ENA. Pour elle, l’ENA un extraordinaire milieu d’apprentissage, une grande famille tissée serrée et soudée par une passion commune.

Est-elle inquiète de la situation actuelle où les activités de l’industrie aérospatiale sont au ralenti? « Pas vraiment, précise-t-elle, j’ai plutôt choisi d’ajouter un complément à ma formation afin de m’ouvrir le plus de portes possibles et j’entreprends un AEC d’agent de méthode, une formation de six mois, en attendant une reprise certaine des activités. Il y aura toujours des besoins, je ne suis pas inquiète pour l’avenir. »

Quand est venu le moment de choisir sa mentore pour le concours, Mme Lamarche n’a eu aucune hésitation et a tout de suite pensé à Stéphanie Arpin. « Stéphanie est une professeure qui m’a marquée, tant par sa personnalité et son charisme que par la confiance qu’elle m’a inspirée », explique Mme Lamarche. « En entrant à l’ENA, j’étais très réservée et un peu intimidée par l’école où la majorité des étudiants étaient des gars. Mais en voyant la force tranquille et l’attitude de Stéphanie, j’ai vite compris que mes craintes n’étaient pas justifiées et que les filles avaient bien leur place dans le milieu aérospatial. C’est elle qui m’a encouragée à explorer et développer tout mon potentiel, elle est mon modèle! Je pense que les filles ne devraient pas se laisser arrêter par des peurs ou des préjugés si elles ont envie d’explorer un domaine traditionnellement masculin ! »

De son côté, Mme Arpin se réjouit de ce concours qui offre une belle tribune afin de valoriser la place des filles dans un milieu comme l’aérospatial entre autres. Elle espère que cette belle histoire soit une source d’inspiration pour d’autres filles. En parlant de sa protégée, elle ajoute « qu’elle est une belle personne, réfléchie et impliquée dans son milieu, elle crée naturellement une belle dynamique dans une classe ». Elle poursuit en disant : « C’est une jeune femme qui fait un excellent travail, elle a trouvé sa place en maintenance d’aéronefs. »

Les deux lauréates s’accordent pour dire que, ce qui les a sans doute distinguées du lot des autres candidates était la qualité de leur témoignage, franc et juste l’une envers l’autre.

La communauté de l’ÉNA tient à féliciter Mme Lamarche et Mme Arpin pour cette distinction bien méritée.

Fondée en 1964, l’École nationale d’aérotechnique du cégep Édouard-Montpetit est le plus important institut d’aérotechnique au monde. Son expertise s’appuie sur le savoir-faire exceptionnel de ses employés et sur ses liens étroits avec l’industrie. Ses programmes collégiaux spécialisés en Techniques de génie aérospatial (incluant le DEC-BAC en Génie aérospatial), en Techniques de maintenance d’aéronefs et en Techniques d’avionique (incluant le DC-BAC en Avionique) sont offerts dans ses installations d’une valeur de 110 M$, qui comprennent 6 hangars abritant 38 aéronefs et qui sont situées sur le tarmac de l’aéroport, dans l’arrondissement Saint-Hubert.