La folie du Guitar Hero a frappé la région de plein fouet au cours des derniers mois. Durant les Fêtes, on a entendu dans les chaumières retentir les riffs de guitare rock des amateurs de jeux vidéo.

Claude Plante LA TRIBUNE

La folie du Guitar Hero a frappé la région de plein fouet au cours des derniers mois. Durant les Fêtes, on a entendu dans les chaumières retentir les riffs de guitare rock des amateurs de jeux vidéo.

Jeunes et moins jeunes ont suivi les notes des Metallica, Guns N' Roses et AC/DC pour se prendre, l'instant de quelques minutes, pour de véritables rock stars... virtuelles.

Le karaoké musical de la firme Activision (www.guitarherogame.fr) demande aux joueurs de suivre des pistes musicales qui se déploient à l'écran sur une sorte de tapis roulant strié de lignes. Dès que la bonne note d'une toune franchit une ligne, on la joue en appuyant sur les touches de la guitare.

Si on la rate, c'est la fausse note, la foule hurle et les membres du groupe à l'écran font des grimaces. On peut aussi soulever l'assistance avec différentes prouesses qui font accumuler les points.

«Quand tu as la guitare dans les mains, tu accroches. Ça devient comme une drogue», lance Francis Dussault, un accro du Guitar Hero depuis deux mois. «C'est un jeu qui rejoint tout le monde. Dans la même soirée, tu peux jouer en compagnie d'une fille de huit ans et ensuite avec sa grand-mère.»

«Pour apprendre à jouer une chanson sur une véritable guitare, ça va te pendre plusieurs heures de pratique», fait remarquer le jeune homme demeurant à Racine, près de Valcourt. «Avec Guitar Hero, à la fin de la soirée tu peux être capable de suivre une chanson au complet.»

Ce type de jeu vidéo est appelé à se développer, croit-il. «Selon moi, c'est le début d'une nouvelle ère. Guitar Hero va amener d'autres jeux vidéo à se développer de cette manière.»

Justement, un autre jeu inspiré du même principe est arrivé en magasin à la fin 2007. Rock Band offre non seulement des pistes de guitare mais aussi d'autres pour la batterie et la voix.

Francis «Slash» Dussault a été initié au Guitar Hero par son voisin, Stéphane Lagueux, il y a quelques mois. «Ozzy» Lagueux a trimbalé son équipement lorsqu'il se rendait dans des partys de famille. «Ils sont rares les gens qui n'ont pas vu ce jeux-là durant les Fêtes», constate-t-il.

«Tout le monde aime la musique. Ce n'est pas tout le monde qui aime assez le hockey pour jouer sur une console de jeu. Guitar Hero, en plus, ce n'est pas violent», dit Stéphane Lagueux.

«Plus que tu le maîtrises, plus que tu veux jouer. Le jeu évolue avec tes performances. Plus que tu performes, plus que tu as accès à de nouvelles chansons.»

Chez les commerçants qui vendent des jeux vidéo, la popularité des Guitar Hero a déferlé comme un tsunami. «C'est la folie furieuse. L'an dernier, c'était les jeux vidéo de danse au sol. Cette année, ça a été les jeux de guitare», soutient Dominic Audet, conseiller aux ventes chez Spoutnik. «Nous n'avons pas pu suffire à la demande.»

«Les gens avaient de la misère à en trouver. Il est venu quelqu'un de Terrebonne pour en acheter un. Ça a continué après les Fêtes. On en vend encore beaucoup. Les gens sont accros. Ils ont joué durant les Fêtes et ils en veulent un chez eux.»

En décembre, M. Audet évalue les ventes de Guitar Hero à «entre 200 et 300» au magasin où il travaille. «Ça a été trois semaines sans arrêt!»

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