Un tribunal américain a ordonné mercredi au géant américain de l'informatique Microsoft de verser 200 millions $ US au fabricant canadien de logiciels i4i pour violation de brevet, relativement à la façon dont son populaire programme Word traite les documents.

LA PRESSE CANADIENNE

Douglas Cawley, avocat de i4i, a indiqué que l'entreprise tenterait maintenant d'obtenir une injonction afin que Microsoft cesse de violer son brevet.

Le jury dans le cadre de cette affaire, portée à l'attention d'une cour de district de l'est du Texas, a conclu que Microsoft avait «délibérément» commis une contrefaçon en matière de brevet, aux dépens de i4i, dont le siège se trouve à Toronto.

M. Cawley a indiqué que cela signifiait que le juge pourrait tripler les indemnités à verser par Microsoft.

David Bowermaster, porte-parole de Microsoft, a de son côté affirmé que l'entreprise était déçue par le jugement et qu'elle entendait demander à la cour de le renverser.

La société torontoise avait intenté une poursuite contre le plus important producteur de logiciels au monde, l'an dernier, au sujet de la façon dont Word 2003 et Word 2007 adaptent le langage XML, utilisé afin d'encoder et d'afficher de l'information.