L'Institut national des technologies de la communication japonais (NITC) s'est félicité lundi d'avoir réussi à émettre et recevoir un signal de télévision en ultra haute-définition (seize fois la vraie haute-définition actuelle) via un satellite nippon à très haut débit.

Mis à jour le 19 mai 2009
AGENCE FRANCE-PRESSE

Ce test, une première mondiale, a été conduit en fin de semaine dernière avec le groupe audiovisuel public NHK, fer de lance du développement de la télévision en ultra haute-définition, autrement appelée Super Hi-Vision ou SHV.Cette expérimentation a consisté à émettre vers un satellite un programme en SHV depuis un site du NITC et à le recevoir ensuite dans un centre de recherche de la NHK.

Un signal en SHV se distingue techniquement d'un signal TV actuel (standard ou haute-définition) par un volume de données beaucoup plus élevé, corollaire d'une amélioration significative de la précision des images et des sons.

La NHK planche depuis plusieurs années sur toute la chaîne de traitement SHV où les images sont constituées chacune de 33 millions de points (ou pixels), contre seulement 2 millions en actuelle haute-définition (TV HD). Le son associé est pour sa part restitué sur plus de vingt canaux audio, contre six en TV HD.

L'expérimentation récente a mis en oeuvre le satellite japonais «Kizuna», un engin de test unique conçu par l'agence d'exploration spatiale nippone et calibré pour l'accès à internet ou la diffusion à ultra haut-débit.

Ce satellite a été placé en orbite début 2008 et doit servir durant cinq ans de plate-forme de test pour divers services internet, de communication ou de transmission gourmands en ressources numériques et spectrales.

Le Japon veut aussi mettre au point des techniques efficaces qui, à terme, permettent de supprimer dans la majeure partie de l'Asie-Pacifique les «zones blanches», à savoir les régions non couvertes par un réseau de données rapide.