Les entreprises high-tech des pays émergents ont mieux résisté l'an dernier en Bourse que leurs homologues occidentales, qu'elles viennent de plus en plus concurrencer avec des offres à bas coût, selon une étude du cabinet Oliver Wyman publiée lundi.

Mis à jour le 12 févr. 2009
AGENCE FRANCE-PRESSE

Elles «ont réalisé de meilleures performances que leurs homologues des pays développés en 2008», souligne ce rapport, fondé sur le «rendement pour l'actionnaire», qui porte sur les 450 premiers groupes mondiaux cotés des secteurs des télécommunications, médias et technologies (TMT). «Géographiquement, la Chine, l'Amérique latine, le Moyen-Orient et l'Afrique affichent les meilleures moyennes» grâce à une «croissance continue de la demande» et «malgré les pertes engendrées par la crise économique», explique le cabinet dans un communiqué.

Certains pays émergents ont toutefois été touchés, en particulier l'Inde, où les sociétés de services informatiques «étaient tributaires des services financiers à hauteur de 30% de leurs activités avant la crise», ainsi que les pays d'Europe centrale et de l'Est.

Parmi les entreprises qui ont tiré leur épingle du jeu, figurent notamment le groupe indien de téléphonie mobile Bharti Airtel, le taïwanais Chunghwa Telecom, Maroc Telecom (filiale du français Vivendi) ou encore l'opérateur chinois China Mobile qui affiche «une capitalisation boursière supérieure à celle de Microsoft».

Le cabinet note par ailleurs un «inversement de la mondialisation»: les acteurs de pays émergents «abordent les marchés développés avec des offres low cost ciblant avec succès les consommateurs à faibles revenus», à l'instar du fabricant taïwanais Asus qui a percé en Europe et en Amérique du Nord avec son mini-ordinateur baptisé «Eee PC».