Deux Japonais sur trois se disent favorables au fait d'équiper les enfants d'un téléphone portable avec fonction de géo-localisation par satellite (GPS), afin de pouvoir savoir à tout moment où ils se trouvent, selon une récente enquête.

AFP

Deux Japonais sur trois se disent favorables au fait d'équiper les enfants d'un téléphone portable avec fonction de géo-localisation par satellite (GPS), afin de pouvoir savoir à tout moment où ils se trouvent, selon une récente enquête.

Parmi les 7500 personnes interrogées fin février par l'institut spécialisé DimsDrive, 30% sont «tout-à-fait d'accord» et 36,4% «plutôt d'accord», une infime minorité (7,7%) étant opposée à l'idée.

Les plus de 60 ans sont ceux qui défendent le plus l'idée de pouvoir savoir à tout moment où se trouve leur chérubin, y compris à l'insu de ce dernier.

Les partisans du GPS pour écoliers estiment «qu'il est bien de pouvoir localiser un enfant en cas d'urgence», arguant en outre que «la sécurité est plus importante que la préservation de l'intimité», parce qu'on vit «dans un monde dangereux» et que «le téléphone GPS permet d'être rassuré».

Quant aux 7,7% d'opposants, ils sont «d'abord contre le fait d'équiper un enfant d'un mobile» même si la fonction GPS peut, elle, être utile. D'autres jugent que «les enfants ont aussi droit à la préservation de leur intimité», qu'une telle mesure est exagérée ou qu'elle est trop chère.

La plupart des téléphones portables commercialisés au Japon comportent déjà un module de localisation GPS.

Ce composant permet de se guider dans les villes aux rues sans nom du Japon. Les opérateurs et sociétés de sécurité privées proposent en outre des services pour localiser des personnes (enfants, vieillards, etc.) à distance.

À compter du 1er avril, tous les nouveaux téléphones mobiles lancés au Japon devront compter une fonction GPS pour que la police puisse identifier la provenance des appels d'urgence reçus par ses services.