(Washington) Twitter a indiqué mardi qu’il ne transférerait pas automatiquement les millions d’abonnés des comptes officiels de l’administration Trump vers l’administration Biden, laissant ce choix aux utilisateurs.

Agence France-Presse

Cette décision concerne les personnes suivant les comptes gérés par le gouvernement américain tels que @WhiteHouse (compte de la Maison-Blanche) et @POTUS (President of the United States, président des États-Unis, NDLR), qui seront transférés lorsque le démocrate Joe Biden prendra la présidence en janvier.

En revanche, elle sera sans incidence sur le compte personnel de Donald Trump @realDonaldTrump, qui est fréquemment utilisé par le président républicain et compte quelque 88 millions d’abonnés.  

Les comptes officiels du gouvernement « ne conserveront pas automatiquement leurs abonnés existants », a annoncé le réseau social dans un communiqué.  

« Twitter informera les abonnés de ces comptes du changement de contexte ainsi que du fait que le contenu sera archivé et leur permettra de choisir de suivre les nouveaux comptes de l’administration Biden », ajoute le texte.

« Par exemple, les personnes qui suivent @WhiteHouse seront informées que le compte a été archivé en tant que @WhiteHouse45 (45 pour 45e président) et auront la possibilité de suivre le nouveau compte @WhiteHouse », a également expliqué le célèbre réseau social.

Twitter travaille sur la transition de la plateforme qui a été largement utilisée par Donald Trump.

Bien qu’ils ne soient pas aussi suivis que le compte personnel de Donald Trump, @POTUS a quelque 33 millions d’abonnés et @WhiteHouse 26 millions.  

Le transfert concernera également d’autres comptes institutionnels tels que @VP, @FLOTUS, @PressSec, @Cabinet et @LaCasaBlanca, selon Twitter.

Le mois dernier, il avait indiqué que tout traitement spécial dont Donald Trump avait pu bénéficier allait prendre fin avec sa présidence.  

« L’approche de Twitter concernant les dirigeants mondiaux, les candidats et les fonctionnaires est basée sur le principe que les gens devraient pouvoir choisir de voir ce que leurs dirigeants disent dans un contexte clair », a expliqué la société de San Francisco.

« Ce cadre politique s’applique aux dirigeants actuels à travers le monde, aux candidats à un poste, et non aux citoyens privés lorsqu’ils n’occupent plus ces postes », a-t-elle ajouté.