(New York) Le gouvernement américain a accordé un délai supplémentaire de 15 jours au propriétaire chinois de l’application de vidéos légères TikTok pour restructurer ses activités aux États-Unis, repoussant la menace d’interdiction dans le pays.

Agence France-Presse

Selon un document judiciaire rendu public vendredi, ByteDance, la maison mère de TikTok, a désormais jusqu’au 27 novembre pour parvenir à un accord de vente de ses actifs avec des entreprises américaines et dissiper les accusations d’espionnage au profit de la Chine formulées par l’administration Trump.

Le président américain avait signé un décret le 14 août contraignant ByteDance à céder ses activités américaines sous 90 jours sous couvert de menace à la « sécurité nationale des États-Unis. »

Alors que ce délai arrivait à expiration jeudi soir, le comité gouvernemental responsable des investissements étrangers (CFIUS) a donc octroyé une extension au propriétaire de la très populaire plateforme, qui compte plus de 100 millions d’utilisateurs aux États-Unis.

Walmart et Oracle proposés comme actionnaires

Mardi, TikTok avait déposé une requête auprès d’un tribunal de Washington pour empêcher le décret d’entrer en vigueur et avait réclamé une extension de 30 jours pour finaliser un accord.

Fin septembre, ByteDance et TikTok ont proposé de créer une nouvelle société impliquant le groupe informatique Oracle en tant que partenaire technologique aux États-Unis et le géant de la distribution Walmart en tant que partenaire commercial.  

Selon ce projet, Oracle et Walmart prendraient 20 % des parts d’une société nommée TikTok Global, responsables des activités mondiales de la plateforme et dont le siège serait basé aux États-Unis.  

Le projet semblait convenir à l’administration américaine, mais TikTok attend toujours le feu vert.

Le délai accordé par CFIUS intervient après une décision du département du Commerce jeudi, qui avait permis à TikTok de ne pas tomber sous le coup d’un autre décret menaçant aussi la plateforme d’interdiction.

Le ministère a en effet décidé de se conformer à une décision d’un tribunal fédéral de Pennsylvanie (est), qui avait suspendu le 30 octobre l’application du décret après avoir été saisi par trois créateurs de contenus de TikTok.

L’administration Trump, via le ministère de la Justice, a fait appel de cette décision.