(Washington) Facebook a concédé lundi rencontrer des difficultés pour retirer certaines publicités trompeuses sur l’élection présidentielle américaine après un article montrant que des annonces supprimées avaient été rediffusées sur la plateforme.

Agence France-Presse

Le géant des réseaux sociaux a dit avoir pris de nouvelles mesures après la mise à jour de failles permettant à des militants de republier des pubs interdites, car elles ne répondaient pas aux critères de vérifications des faits.

Le Wall Street Journal a en effet révélé que certains messages de soutien au président Donald Trump contenant de fausses informations sur son rival démocrate Joe Biden avaient été partagés par un groupe conservateur, le American Principles Project, alors qu’elles avaient été précédemment bloquées.

Ces pubs prétendaient à tort que M. Biden soutient le mouvement d’extrême gauche Antifa et qu’il est favorable à la chirurgie transgenre pour les enfants.

Facebook a supprimé de nouveau ces annonces après l’article du quotidien américain.

« Lorsqu’un vérificateur appose une évaluation sur une pub, nous apposons une étiquette et la rétrogradons tout en lui retirant le statut de publicité – cela vaut pour l’ensemble des évaluations », a indiqué un porte-parole de Facebook à l’AFP.

« Nous avons vérifié ces pubs et nous agissons contre ceux qui enfreignent nos règles tout en tâchant d’améliorer notre système de détection de pubs similaires à celles déjà évaluées », a-t-il ajouté.

La semaine dernière, Facebook avait dû faire face à des cafouillages dans la mise en place d’une mesure d’interdiction des pubs politiques dans la semaine précédant l’élection américaine.

Républicains et démocrates avaient accusé le groupe de les désavantager.

« Nous enquêtons sur les publicités qui ont été suspendues par erreur, et les questions des annonceurs qui ont des problèmes à ajuster leurs campagnes. Nous travaillons à trouver une solution rapidement à ces problèmes », avait tweeté Rob Leathern, un responsable de produits publicitaires sur Facebook.

Scruté pour sa gestion de la désinformation politique sur sa plateforme, Facebook a serré la vis avant le scrutin de mardi, assurant redoubler d’efforts pour empêcher toute atteinte au processus électoral.