D’une facture graphique plus soignée que jamais, Luigi’s Mansion 3 permet de se rappeler pourquoi on retombe si facilement en amour avec l’univers de Nintendo. Cette balade dans un hôtel hanté, avec ses fantômes à combattre et ses trésors à amasser, est un pur délice qui passe malheureusement trop vite.

Karim Benessaieh Karim Benessaieh
La Presse

Il s’agit ici de la troisième variation sur le thème de l’horreur de Luigi’s Mansion, sorti une première fois pour GameCube en 2001 puis pour 3DS en 2009. Toujours sous le pinceau du studio Next Level Games, on y retrouve le frère un peu moins connu de Mario, Luigi, qui doit sauver le groupe. Cette fois, ce sont Mario, la princesse Peach et trois Toads qui sont emprisonnés dans un tableau dès leur arrivée dans un impressionnant manoir — qui n’est pas tout à fait une pension, comme le suggère le titre, mais plutôt un hôtel, La Dernière Escale.

PHOTO TIRÉE DU JEU VIDÉO

L’impressionnant manoir

L’aspirateur dévastateur

Luigi doit arpenter les 15 étages, ouvrir les chambres une à une pour y trouver pièces d’or, trésors cachés et cœurs pour se refaire une santé. Chaque étage et chaque pièce sont magnifiquement travaillés, avec une ambiance distincte feutrée juste assez inquiétante. On passe d’une buanderie à un gym, puis à une boutique, et même un bateau pirate échoué à cet endroit, généralement accompagné de son chien fantôme. La mécanique de jeu est tout à fait celle à laquelle nous ont habitués les jeux de quête à la Mario, sauf qu’on découvre assez tôt dans l’histoire ce qui sera notre arme : un redoutable aspirateur appelé Ectoblast GL-U. C’est avec lui qu’on éliminera déchets et méchants, et c’est avec une combinaison de touches impliquant cet appareil qu’on se défend contre les « boss ».

L’utilisation de cet aspirateur donne lieu à un véritable feu d’artifice de créativité des développeurs : on peut par exemple faire tourner des cartes sur une roue, forcer l’ouverture d’un tiroir-caisse, déplacer une poubelle qui vous bouche le passage.

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L’utilisation de cet aspirateur donne lieu à un véritable feu d’artifice de créativité des développeurs.

Gluigi à la rescousse

Certains moments sont mémorables : on se retrouve à bousculer des fantômes sur une piste disco, à se battre contre un dinosaure, à se dépêcher de résoudre une énigme alors que les murs se referment.

Quand il a besoin d’aide, Luigi peut faire appel à son sosie vert translucide, Gluigi. En émettant des bruits un peu visqueux, ce partenaire très amusant peut aider Luigi à franchir des obstacles ou se glisser dans des brèches apparemment infranchissables. On peut alterner entre les deux personnages ou laisser un des deux à un ami en mode coopératif.

Les énigmes sont omniprésentes et présentent en général peu de difficulté. Retrouver la clé pour ouvrir la grande porte centrale, trouver l’entrée pour mettre la main sur une pierre précieuse, récolter les six gemmes de chaque étage pour finalement affronter un boss : c’est le déroulement standard de chaque étage, pimenté de temps en temps de petits jeux glissés en extra dans l’hôtel.

Verdict

Un bon joueur qui va à l’essentiel peut boucler toute l’histoire en une vingtaine d’heures. C’est peu, pour un jeu vendu tout de même au plein prix des productions de haut calibre. Luigi’s Mansion 3 est en effet un jeu plutôt linéaire, où on ne s’éparpille pas beaucoup dans des quêtes secondaires mais dans lequel les objectifs sont clairs. Et si vous avez manqué quelque chose, le tableau au moment de relancer la partie vous indique avec précision combien de gemmes il vous manque pour chaque étage.

Le verdict : du point de vue graphique et avec quelques inventions délicieuses dans la mécanique de jeu, Luigi’s Mansion 3 est une belle réussite, incontournable pour tout amateur de l’univers Nintendo. On aurait apprécié un peu plus de complexité pour pouvoir y passer plus de temps.

Luigi’s Mansion 3

Luigi’s Mansion 3

Développeur : Next Level Games

Éditeur : Nintendo

Date de sortie : 31 octobre 2019

Prix de détail suggéré : 79,99 $

Console : Nintendo Switch

Note : 4 sur 5