(San Francisco) Facebook veut empêcher les annonceurs de modifier les titres d’articles de presse en fonction du message publicitaire qu’ils cherchent à véhiculer, a indiqué lundi le réseau social, souvent critiqué pour son manque de réaction lors de scandales de manipulation de l’opinion.

Agence France-Presse

Le géant californien a confirmé prendre des mesures après qu’un titre d’article de la BBC ait été changé dans une publicité politique, de façon à faire croire que le gouvernement britannique était plus généreux dans ses dépenses pour l’éducation qu’en réalité.

Le parti conservateur anglais avait remplacé le titre original « Dépenses scolaires : coup de pouce de plusieurs milliards de livres sterling » par celui-ci : « 14 milliards de livres sterling pour les écoles », d’après l’ONG Full Fact, spécialisée dans la vérification des faits.

« Nous travaillons à mettre en place des protections d’ici la fin de l’année pour s’assurer que les publications gardent le contrôle sur la manière dont leurs titres apparaissent (quand ils sont repris) dans des publicités », a déclaré Facebook en réponse à une question de l’AFP.

Facebook et d’autres plateformes numériques sont régulièrement accusées par les autorités et des ONG de servir de tremplin à des campagnes de manipulation de leurs utilisateurs, notamment à des fins politiques.

En conséquence, le réseau social a pris différentes mesures pour lutter contre la désinformation.  

Les publicités visiblement mensongères sont en général retirées, mais restent jusqu’à 7 ans dans les archives du réseau social.

Facebook impose aussi désormais à ceux qui publient des publicités politiques de dévoiler qui finance ces messages.

Ce mois-ci Google, Microsoft, Twitter et Facebook se sont réunis au siège de ce dernier avec des représentants du gouvernement et des services de renseignement américains pour discuter des meilleures façons de protéger les élections américaines de 2020 des risques de perturbations en ligne.

En 2016, des campagnes de manipulation liées à la Russie avaient utilisé les réseaux sociaux pour tenter d’influencer leur utilisateurs lors du référendum sur le Brexit au Royaume-Uni et lors de la campagne présidentielle qui a conduit à l’élection Donald Trump aux États-Unis en 2016.