(Toronto) Le propriétaire du plus grand groupe de journaux au Canada a affiché jeudi un profit net de 700 000 $ pour son deuxième trimestre, une amélioration par rapport à la même période l’an dernier, malgré une diminution de 21 % de ses revenus.

La Presse Canadienne

Postmedia Network Canada, l’éditeur du National Post, de la Montreal Gazette et d’autres quotidiens, a précisé que ses revenus pour le trimestre clos le 28 février avaient atteint 106 millions, en baisse par rapport à ceux de 134,2 millions de la même période l’an dernier, avant que l’impact économique de la COVID-19 soit un facteur important.

L’entreprise torontoise a indiqué que son bénéfice du deuxième trimestre se comparait à une perte de 12,8 millions pour l’an dernier.

Selon Postmedia, le changement était principalement attribuable à des gains réalisés à l’aide de produits financiers dérivés et des taux de change, ainsi qu’à une hausse du bénéfice d’exploitation et une baisse des dépenses, des éléments qui ont été partiellement contrebalancés par une charge de dépréciation de 7 millions.

Le déclin des revenus était attribuable à une baisse de 29 % de la publicité imprimée, une autre de 21 % des revenus numériques et une chute de 11,6 % des revenus de tirage.

Entre-temps, la société a réduit de près de 20 % ses dépenses d’exploitation, ce qui devrait lui faire économiser environ 5 millions par année.

« Notre deuxième trimestre témoigne du progrès soutenu de notre stratégie, et offre un optimisme mesuré pour l’avenir », a affirmé le chef de la direction de Postmedia, Andrew MacLeod, dans le communiqué présentant les résultats.

L’entreprise a indiqué qu’elle réduirait sa dette de 17 millions d’ici la fin mai, ce qui réduira sa dette de premier rang de plus de 70 %. Cette dernière sera alors de 67 millions, alors qu’elle s’élevait à 225 millions à sa restructuration de 2016.