Wall Street termine en nette baisse

Pour Patrick O'Hare de Briefing.com, les courtiers sont... (PHOTO BRENDAN MCDERMID, REUTERS)

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Pour Patrick O'Hare de Briefing.com, les courtiers sont aussi ébranlés par «les signes d'un ralentissement de l'activité à l'étranger», avec une légère décélération de l'activité du secteur manufacturier en septembre dans la zone euro selon le cabinet Markit, et une stagnation de la production manufacturière chinoise sur la même période selon l'indice PMI des directeurs d'achat.

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Agence France-Presse
New York

La Bourse de New York a terminé en nette baisse mercredi, gagnée par l'anxiété après des indicateurs européens et américains mitigés et le passage de seuils techniques symboliques.

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Les marchés à la clôture :

  • TSX 14 805,44 / -155,07 (-1,04%)
  • Dow Jones 16 804,71 / -238,19 (-1,40%)
  • S&P 500 1 946,16 / -26,13 (-1,32%)
  • NASDAQ 4 422,09 / -71,30 (-1,59%)
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Après avoir cumulé un recul de 4,25% tout au long du mois de septembre, l'indice composé S&P/TSX du parquet torontois a plongé mercredi de 155,07 points pour terminer la séance à 14 805,44 points.

Le dollar canadien s'est apprécié de 0,22 cent US à 89,51 cents US, tandis que le billet vert américain s'est affaibli après la publication, en milieu d'avant-midi, des données sur le secteur manufacturier.

La plupart des secteurs du TSX ont reculé mercredi, le secteur de l'industrie en tête avec une glissade de 2,1%. Les actions des transporteurs aériens ont reculé, les investisseurs craignant que l'épidémie du virus Ebola ne décourage les gens de voyager. L'action d'Air Canada (T.AC.B) a cédé 39 cents, soit 4,55%, à 8,16 $. Ailleurs dans ce groupe, le titre de Westport Innovations (T.WPT) a plongé de près de 25% à 8,84 $ après que la société de moteurs au gaz naturel eut réduit ses prévisions de revenus pour 2014.

«Les éléments techniques ne sont souvent pas très révélateurs, mais ils peuvent jouer un rôle psychologique et parfois déclencher des programmes automatiques», a relevé Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services.

En l'occurrence mercredi, l'indice Russell 2000, qui regroupe des entreprises à petite valorisation, «a perdu plus de 10% par rapport à son sommet début juillet 2010, ce qui en termes boursiers s'appelle une correction», a noté le spécialiste.

Parallèlement, l'indice S&P 500, le plus regardé par les investisseurs, est passé «sous la moyenne des 100 derniers jours, et surtout sous le seuil psychologique des 1950 points», a-t-il ajouté.

«Ce sont deux paramètres techniques qui ont enfoncé le clou» dans un marché déjà affecté par plusieurs facteurs négatifs.

Ainsi les statistiques américaines du jour n'apportaient pas de soutien net.

Côté positif, le rythme des créations d'emplois dans le secteur privé aux États-Unis s'est accéléré en septembre, selon l'enquête mensuelle publiée par la société de services informatiques aux entreprises ADP: quelque 213 000 embauches ont été effectuées alors que les analystes s'attendaient dans leur prévision médiane à 202 000 créations d'emplois.

Une information de bon augure à deux jours de la diffusion du rapport mensuel officiel sur l'emploi américain, mais qui relance aussi les spéculations sur un éventuel resserrement anticipé des taux américains.

L'activité dans le secteur manufacturier a parallèlement reculé davantage que prévu en septembre, selon l'indice des directeurs d'achat de ce secteur publié par l'association professionnelle ISM.

Et les dépenses de construction aux États-Unis ont accusé une baisse surprise en août, selon le département du Commerce.

Peur d'un dollar trop fort 

Les courtiers ont aussi été ébranlés par la révision à la baisse de l'indice PMI manufacturier du cabinet Markit dans la zone euro pour septembre: il s'est établi à 50,3 points contre 50,7 points en août, quand une première estimation le donnait à 50,5 points.

Les acteurs du marché s'interrogent aussi de plus en plus «sur les conséquences du renforcement du dollar sur les bénéfices des entreprises américaines», a indiqué Michael James de Wedbush Securities.

«Il ne faudrait pas s'étonner de voir de grosses entreprises émettre dans les jours à venir des avertissements sur leurs résultats, à l'instar de Ford qui a abaissé lundi ses prévisions de bénéfice annuel», a-t-il souligné.

Côté entreprises, la découverte du premier porteur du virus Ebola aux États-Unis, révélée mardi par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), a pesé sur les actions des compagnies aériennes. «Les investisseurs anticipent qu'Ebola va affecter leur organisation», ont noté les analystes de Wells Fargo.

Delta Air Lines a perdu 3,46% à 34,90 dollars, United Continental 2,82% à 45,47 dollars et American Airlines 3,07% à 34,39 dollars.

Les actions de sociétés de biotechnologies travaillant à un vaccin ou un traitement de la maladie étaient en revanche en hausse, à l'instar de Tekmira Pharmaceuticals (+18,02% à 24,95 dollars) ou Sarepta Therapeutics (+3,70% à 21,88 dollars).

Dans le secteur automobile, General Motors (GM), qui prévoit de renouer avec les bénéfices en Europe en 2016 et d'augmenter ses marges opérationnelles en Amérique du Nord, s'est apprécié de 1,72% à 32,49 dollars.

Son concurrent Ford a reculé de 1,35% à 14,59 dollars après avoir fait état de ventes en repli de 3% en septembre.

Le marché obligataire a terminé en nette hausse. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,403% contre 2,508% mardi soir et celui des bons à 30 ans à 3,113% contre 3,212% la veille.




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