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Wall Street ébranlée par l'offensive en Irak

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Les indices ploient devant «la persistance de données mitigées qui démentent un peu les affirmations véhémentes sur la capacité de l'économie américaine à faire repartir solidement sa croissance de façon durable», remarquait Patrick O'Hare de Briefing.com

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Agence France-Presse
New York

La Bourse de New York s'est nettement repliée jeudi, ébranlée par l'offensive fulgurante de djihadistes en Irak qui faisait craindre aux investisseurs une flambée des cours du brut, dommageable à l'économie.

La Bourse de Toronto a clôturé en hausse de son côté. Le dollar canadien s'est pour sa part apprécié de 0,10 cent US à 92,12 cents US.

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Les marchés à la clôture :

  • TSX 14 909,63 / 17,50 (0,12%)
  • Dow Jones 16 734,19 / -109,69 (-0,65%)
  • S&P 500 1 930,11 / -13,78 (-0,71%)
  • NASDAQ 4 297,63 / -34,30 (-0,79%)
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Le marché, qui avait déjà marqué le pas mercredi après plusieurs séances consécutives dans le vert, a creusé ses pertes au fur et à mesure de la séance.

Les courtiers ont tourné leur attention vers la situation en Irak, où des combattants jihadistes avançaient jeudi vers la capitale Bagdad après s'être emparés, face à une armée en déroute, de larges territoires du nord-ouest de l'Irak.

Craignant un assaut contre Kirkouk, les forces kurdes en ont profité pour prendre le contrôle total de cette ville pétrolière que se disputent depuis des années la région autonome du Kurdistan et le gouvernement central.

Ces conflits dans le deuxième pays producteur de pétrole au Moyen-Orient font grimper les cours de l'or noir, à leur plus haut niveau depuis septembre 2013 à New York.

«Si cette situation devait se prolonger, cela aurait forcément un impact sur l'activité économique», a souligné Peter Cardillo de Rockwell Global Capital.

«Quand les prix du brut grimpent et que ce n'est pas lié à une amélioration de l'économie, mais seulement à la crainte de perturbations de l'offre, c'est vraiment un poids pour le marché», a renchéri Art Hogan. «Cela représente juste une taxe imposée à tout le monde, qui peut se traduire par une baisse des dépenses discrétionnaires des consommateurs et des marges de profits des entreprises.»

Déjà, les entreprises fortement dépendantes des prix du pétrole, comme les compagnies aériennes, ont été touchées de plein fouet: les actions de Delta et United ont perdu respectivement 5,43 % à 38,50 dollars et 5,88 % à 42,60 dollars.

La publication d'indicateurs américains en demi-teinte a aussi participé à la prudence des investisseurs.

Les ventes au détail, indicateur le plus attendu par les courtiers cette semaine car considéré comme un reflet important de la vigueur de la reprise dans le pays, ont ainsi augmenté moins que prévu en mai, ne progressant que de 0,3 % par rapport à avril.

Côté emploi, les nouvelles n'étaient pas beaucoup plus enthousiasmantes: les inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis ont augmenté un peu plus que prévu pour la semaine close le 7 juin.

La Cour suprême donne tort à Coca

Parmi les valeurs du jour figurait le vendeur de vêtements de yoga Lululemon qui a chuté de 15,91 % à 37,25 dollars. Le groupe a révisé à la baisse ses prévisions de bénéfices pour l'année.

La nouvelle de la démission du directeur opérationnel de Twitter, Ali Rowghani, a en revanche été bien accueillie à Wall Street (+3,52 % à 36,79 dollars).

Facebook a reculé de 2,27 % à 64,29 dollars. Pour mieux cibler les publicités affichées sur le fil de ses membres américains, le réseau social va désormais récupérer aussi des informations relatives à leur activité sur des sites extérieurs à Facebook.

Le titre de Coca-Cola a baissé de 1,08 % à 40,42 dollars. La Cour suprême a donné tort jeudi au groupe en autorisant un producteur de jus de fruits californien à défier la puissante multinationale pour une étiquette trompeuse de «jus de grenade-myrtille» apposée sur une boisson composée en fait surtout de pomme et de raisin.

Le géant de la distribution en ligne Amazon, qui a annoncé le lancement aux États-Unis d'un service de musique sur internet sans publicité, a reculé de 2,77 % à 325,91 dollars.

Le pétrolier Chevron, profitant de la montée des prix de l'or noir, a enregistré la plus forte progression du Dow Jones en grimpant de 0,74 % à 126,11 dollars.

Le marché obligataire a progressé. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,586 % contre 2,640 % mercredi soir et celui à 30 ans à 3,410 % contre 3,469 % la veille.




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