La Société des alcools du Québec (SAQ) repousse au 31 octobre l’entrée en vigueur des frais d’entreposage et des saisies touchant les produits d’importation privée entreposés depuis trop longtemps. Une annonce que saluent des regroupements d’importateurs.

Publié le 15 juin
Frédérik-Xavier Duhamel
Frédérik-Xavier Duhamel La Presse

En mai, La Presse a révélé que des milliers de produits d’importation privée risquaient d’être saisis⁠ le 18 juin parce qu’ils allaient alors dépasser les délais de stockages alloués par la SAQ. La société d’État avait alors expliqué que la fermeture prolongée des restaurants et des bars était à l’origine de cette situation « exceptionnelle ».

Un agent d’importation privé a par la suite sévèrement critiqué la gestion de l’entrepôt de la SAQ, qui a notamment multiplié les pénalités auxquelles s’exposent les agences qui dépassent les délais d’entreposage.

Mardi, la société d’État est revenue sur sa décision initiale. « Comme la période estivale est composée de plusieurs évènements et que de nombreux salons des vins se tiendront à l’automne, nous avons décidé de reporter l’entrée en vigueur des frais d’entreposage ainsi que la reprise de possession des produits au 31 octobre 2022 », peut-on lire dans une infolettre envoyée à l’industrie mardi. « Toutefois, notez que les compteurs ne sont pas arrêtés », précise la note.

« Les décisions de la SAQ vont dans le bon sens », a réagi Pierre Birlichi, vice-président et porte-parole du Raspipav, un regroupement d’environ 50 agences d’importation privée. « Les agents concernés sont ravis que la SAQ donne quelques mois additionnels pour écouler les inventaires », s’est aussi réjouie Catherine Lessard, directrice générale d’A3 Québec, qui représente 77 agences.

L’entrepôt des importations privées de la SAQ, qui débordait à la fin du mois d’avril, était toujours dans une situation « critique » à la mi-mai. « Les initiatives que nous avons mises en place jusqu’à maintenant pour dégager de l’espace dans l’entrepôt des [importations privées] ont porté fruit », indique cependant l’infolettre de mardi. « À ce jour, près de 25 % des caisses ciblées par ces mesures ont été écoulées. »