Après la literie, Germain Hôtels se lance dans les vêtements de nuit et de détente en collaboration avec Simons. Un projet qui arrive à point nommé pour l’entreprise dont les établissements accueillent peu de clients. En plus de créer une nouvelle collection, le groupe tente de pallier une diminution de sa clientèle d’affaires en offrant des forfaits pour les gens en télétravail, une stratégie mise de l’avant par plusieurs hôteliers.

Nathaëlle Morissette Nathaëlle Morissette
La Presse

« C’est très, très difficile en ce moment dans l’hôtellerie, rappelle Gabrielle Madé, directrice principale, image de marque, pour Germain Hôtels. Ce n’est pas une bonne année pour personne. On est vraiment contents que le timing nous amène à lancer un projet [de vêtements] comme ça pour amener l’hôtel à la maison, parce qu’on va beaucoup moins à l’hôtel qu’avant. »

Bien que l’idée de vendre nuisettes, pyjamas et autres ensembles de détente pour femmes chez Simons soit dans les cartons depuis un an, Mme Madé admet que « ça tombe certainement à un bon moment ». Christiane Germain, coprésidente de Germain Hôtels, a participé à chaque étape « de la confection [des vêtements], du choix des coupes à la sélection des tissus ».

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE

Christiane Germain, coprésidente de Germain Hôtels

Gabrielle Madé rappelle que le groupe vend de la literie depuis six ans maintenant avec le même détaillant. « On voulait simplement aller un pas plus loin », indique Mme Madé, qui laisse entendre que l’entreprise pourrait récidiver avec d’autres projets du genre. « C’est un premier effort, c’est un premier essai, tient-elle à rappeler. Si on a le succès qu’on espère, qui sait où ça pourra nous mener ? On est des hôteliers d’abord et avant tout. Donc de se lancer dans le vêtement, c’est vraiment une belle aventure. On espère que ça va nous mener encore plus loin. »

PHOTO FOURNIE PAR GERMAIN HÔTELS

Pièce de vêtement offerte par Germain Hôtels

Forfaits télétravail

Par ailleurs, dans le but de s’ajuster au contexte actuel, certains établissements de l’entreprise offrent des forfaits de télétravail. « On sait que les gens en ce moment ne font pas leurs déplacements habituels de Montréal à Toronto, de Toronto à Calgary, explique Gabrielle Madé. La nouvelle réalité fait en sorte qu’il y a toutes sortes d’éléments qui peuvent venir perturber la productivité à la maison, que ce soit des rénos, une rue en avant de chez soi en gros travaux ou juste un besoin de changer d’air, on a mis sur pied cette offre-là pour [permettre aux gens] de sortir de chez eux et trouver une certaine productivité. »

Les tarifs varient entre 79 $ et 119 $ et permettent aux clients de passer une journée dans une chambre pour travailler et d’avoir accès à certaines commodités. Ces prix ne comprennent toutefois pas la nuit.

« C’est sûr que ça ne remplace pas le volume d’affaires, admet Mme Madé. L’engouement n’est pas à ce niveau-là. Je pense que c’est vraiment une solution de dépannage. »

D’autres établissements comme les Hôtels Jaro, Entourage-sur-le-Lac — qui appartient au même groupe que le Bonne Entente — ou encore le Château Frontenac affichent sur leur site internet des offres pour attirer les travailleurs.

« Ce n’est pas notre offre la plus populaire, précise Maxime Aubin, directeur adjoint, marketing et communication, pour le Fairmont Château Frontenac. Mais c’est sûr qu’on essaie d’être créatifs. »