(New York) Le groupe de services pétroliers américain Halliburton, heurté de plein fouet par le plongeon des prix du pétrole et la baisse des activités d’exploration et de forage, a vu son chiffre d’affaires chuter de 46 % au deuxième trimestre, selon un communiqué publié lundi.

Agence France-Presse

Les mesures de restrictions imposées en début d’année pour tenter d’enrayer la propagation de la pandémie de COVID-19 ont en effet fait chuter les trajets en voiture et en avion, et par ricochet la demande en énergie.

Le cours du baril de brut coté à New York, le WTI, s’est effondré au printemps, chutant même temporairement en territoire négatif en avril.

Le WTI s’est depuis un peu repris mais à environ 40 dollars le baril, reste en dessous du niveau considéré comme rentable pour de nombreuses sociétés de production de pétrole. Beaucoup ont sévèrement réduit leurs activités de forage et d’exploitation.  

Elles font au passage beaucoup moins appel aux services de groupes qui fournissent des technologies et équipements nécessaires à ces  activités comme Halliburton.  

Le chiffre d’affaires de l’entreprise s’est particulièrement effondré aux États-Unis, de 68 %. Il a reculé de 8 % dans la région Moyen-Orient/Asie, de 16 % dans la région Europe/Afrique et de 39 % en Amérique latine.  

Basée à Houston, au Texas, la société a dû passer une charge de 2,1 milliards de dollars pour « ajuster encore un peu plus sa structure de coût aux conditions actuelles du marché », détaille un communiqué.  

Elle a dans la foulée encaissé une perte nette de 1,68 milliard de dollars sur la période, ses comptes s’affichant dans le rouge pour le troisième trimestre de suite.

Le groupe avait prévenu à l’issue du premier trimestre qu’il allait réduire ses frais d’environ 1 milliard de dollars et ses dépenses d’investissement de 800 millions de dollars.  

Ces mesures d’économies ont permis de limiter les dégâts puisque Halliburton a dégagé un profit opérationnel : hors élément exceptionnel, le groupe a gagné 5 cents par action là où les analystes s’attendaient à ce qu’il perde 11 cents.  

« Malgré les difficultés du marché, les marges de nos divisions dédiées à la finalisation des projets et à la production de pétrole, au forage et à l’évaluation, ainsi que les 456 millions de dollars de trésorerie générés au cours du trimestre, montrent la rapidité et l’efficacité de nos réductions de coûts », a commenté le PDG de l’entreprise, Jeff Miller, cité dans le communiqué.  

A Wall Street, l’action d’Halliburton montait de 5,8 % dans les échanges électroniques précédant l’ouverture de la séance officielle.