Environ 15 200 employés syndiqués et 1300 gestionnaires et employés de bureau additionnels d’Air Canada ont appris lundi qu’ils sont mis à pied.

Jean-François Codère Jean-François Codère
La Presse

Le transporteur a confirmé en fin de journée, par communiqué, des informations qui circulaient depuis la fin de la matinée. Les mises à pied seront effectives à compter du 3 avril ou aux environs « et sont prévues pour être temporaires », selon l’entreprise.

Ces mises à pied sont rendues nécessaires du fait que l’entreprise entend amputer sa capacité de 85 % à 90 % pour le trimestre qui débutera le 1er avril, comparativement à l’an dernier.

À Montréal, on sait que les mises à pied toucheront 648 employés au sol, tels que des bagagistes, des employés au nettoyage des avions, des opérateurs de tracteurs, etc.

Ces employés font l’objet d’une mise à pied « technique », une procédure qui dispense Air Canada du délai de 14 jours qu’elle aurait dû leur donner, en plus de les empêcher de déplacer des employés moins anciens dans l’entreprise. Ils conserveront néanmoins l’accès à leurs assurances et ils continueront d’accumuler leur ancienneté.

Cette ronde de mises à pied touchera les mécaniciens, le personnel de bureau et des agents de bord. Déjà, 5000 des quelque 10 000 agents de bord de l’entreprise avaient été mis à pied le 20 mars dernier.

Le président et chef de la direction de l’entreprise, Calin Rovinescu, et son chef de la direction financière Michael Rousseau, ont accepté de tourner le dos à 100 % de leur salaire. Les autres hauts dirigeants verront leur salaire réduit de 25 % à 50 %, tandis que l’ensemble des gestionnaires concèdent 10 %.