Des chaînes d’alimentation ont accordé samedi une prime de 2 $ de l’heure à leurs employés, qui sont extrêmement sollicités depuis le début de la pandémie.

Vincent Larouche Vincent Larouche
La Presse

Le groupe Loblaw, qui regroupe les enseignes Loblaw, Provigo, Maxi et Pharmaprix, ainsi que Métro, qui regroupe les enseignes Métro, Adonis et Super C, ont confirmé l’octroi de ces primes à la suite de discussions avec les syndicats qui représentent les travailleurs.

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

La prime devrait aussi être octroyée aux employés des entrepôts du groupe Jean Coutu.

« Nous poursuivons nos discussions avec les autres bannières », a précisé le syndicat des Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), qui représente une grande partie des employés concernés.

Le syndicat souligne que ses membres sont « en première ligne » pour aider la population à se procurer la nourriture et les produits d’hygiène dont elle a besoin, alors que plusieurs autres commerces et milieux de travail sont fermés.

La Presse rapportait ce matin que les trois grandes chaînes d’épiceries du Québec se préparent à installer des panneaux de plexiglas aux caisses pour protéger les employés.

Alors que la clientèle a déserté les restaurants et que plusieurs citoyens font des réserves, les magasins d’alimentation sont extrêmement sollicités.

« Les tablettes se vident à une vitesse incroyable », soulignait hier la porte-parole du groupe Loblaw, Johanne Héroux.

David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce de la CSN, qui poussait pour obtenir la prime, souligne que les travailleurs en épicerie sont très exposés et ne gagnent pas des salaires élevés.

« On parle souvent de gens qui gagnent 14 ou 15 $ de l’heure. On a un membre qui a compté 3500 clients dans une journée à son épicerie. Imaginez. Vous êtes proche du salaire minimum, on dit à toute la province de rester à la maison, mais vous, vous êtes obligé d’aller travailler », illustre-t-il.

Selon lui, les employeurs ont été plutôt réceptifs lors des discussions avec les syndicats.

« Ils ont envie de le garder, leur monde. En période de crise, les employés, tu en as besoin plus que jamais. »