L’action de Canada Goose a chuté mercredi, même si le fabricant de parkas de luxe a dévoilé des résultats supérieurs aux attentes pour son deuxième trimestre. Le chiffre d’affaires de l’entreprise a progressé de plus de 25 % au plus récent trimestre, en partie grâce aux ventes en Asie, malgré les tensions persistantes à Hong Kong.

Aleksandra Sagan
La Presse canadienne

Le titre de Canada Goose a cédé 5,65 $, soit 10,9 %, à la Bourse de Toronto, où il a clôturé à 46,13 $.

Le fabricant a averti mercredi que les revenus du commerce de gros devraient diminuer au troisième trimestre parce que les commandes avaient été devancées, ce qui fait en sorte que les commandes hivernales restantes sont moins nombreuses.

Canada Goose a réalisé un profit de 60,6 millions, soit 55 cents par action, pour le trimestre clos le 29 septembre, comparativement à un bénéfice de 49,9 millions, ou 45 cents par action, pour le même trimestre un an plus tôt.

Sur une base ajustée, la société a indiqué avoir réalisé un bénéfice de 63,6 millions, ou 57 cents par action, comparativement à un bénéfice ajusté de 51,1 millions, ou 46 cents par action, un an plus tôt.

Les analystes visaient en moyenne un profit par action de 43 cents et un chiffre d’affaires de 267,3 millions, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

Les revenus ont totalisé 294,0 millions, alors qu’ils avaient été de 230,3 millions l’an dernier.

En Asie, les revenus ont presque doublé, passant de 26,2 millions l’an dernier à 48,9 millions au plus récent trimestre.

Cette augmentation a été enregistrée malgré les performances des magasins de la société au IFC Mall de Shanghai, et à l’Ocean Centre de Hong Kong, lesquelles ont été « affectées de manière significative » par une réduction du tourisme et de l’achalandage de détail qui s’est intensifiée au cours du trimestre, a souligné le chef de la direction, Dani Reiss, lors d’une conférence téléphonique.

Hong Kong, qui fait partie de la Chine, mais possède son propre système juridique et des libertés plus importantes qu’en Chine continentale, a été le théâtre de manifestations de plus en plus violentes. Ces manifestants affirment que leurs libertés sont menacées et accusent le gouvernement de la ville d’être redevable à Pékin.

Le mouvement de protestation a débuté en juin, en réaction à un projet de loi sur l’extradition qui a depuis été retiré. Les autorités chinoises ont récemment qualifié les manifestants d’« émeutiers » et de « meurtriers ».

M. Reiss a indiqué que les bonnes performances des autres marchés contrebalançaient l’incidence des manifestations à Hong Kong.

La société surveille la situation de près et évalue les mesures à prendre pour rationaliser sa base de coûts sur le terrain, notamment en négociant des mesures d’adaptation auprès des propriétaires.

« Bien que nous souhaitions que la situation soit différente aujourd’hui, nous développons des marchés et construisons des magasins pour les décennies à venir, et pas seulement pour le prochain trimestre », a-t-il affirmé.