Les opérations à la mine Boungou restent suspendues, alors que Semafo a indiqué lundi matin avoir commencé pendant la fin de semaine à transporter des gens par hélicoptère à partir du site de la minière montréalaise au Burkina Faso.

Richard Dufour Richard Dufour
La Presse

Le titre de la minière poursuivait son recul lundi à la Bourse de Toronto, perdant 8,9 % à 2,88 $.

La semaine dernière, un convoi de cinq autobus escorté par des militaires est tombé dans une embuscade sur une route publique à une quarantaine de kilomètres de la mine de Boungou, un des deux sites exploités par Semafo dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

En tout, 241 employés, entrepreneurs et fournisseurs ont été impliqués dans cette attaque, précise Semafo. Les estimations communiquées par l’entreprise font état de 39 morts, 60 blessés, 141 personnes retracées et une personne qui manque à l’appel.

« Plusieurs des personnes sur le site ont besoin de retrouver leurs foyers et leurs familles et se remettre de l’incident survenu la semaine dernière. Je suis présentement dans le pays, ainsi que la plupart des autres membres de la haute direction, afin de s’assurer que tous ceux qui sont affectés reçoivent le soutien dont ils ont besoin. Notre priorité reste toujours leur sûreté, leur sécurité et leur bien-être », a fait savoir le PDG Benoit Desormeaux, par communiqué.

En plus de l’impact sur les personnes, l’ampleur sans précédent et la nature de cette attaque font en sorte que même les tâches administratives de base et la logistique sont très difficiles, indique Semafo. « Il faudra du temps pour évaluer le nouveau contexte opérationnel et pour déterminer comment nous serons en mesure d’exploiter nos mines de manière sécuritaire au Burkina Faso. D’ici là, les opérations à la mine Boungou resteront suspendues. »