(Ottawa) Le rachat d’Air Transat A. T. par Air Canada fera l’objet d’une évaluation « au regard de l’intérêt public », a confirmé le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, et le délai prévu par la loi pour une telle consultation a été prolongé.

La Presse canadienne

Dans un communiqué de presse publié en fin de journée, lundi, le ministre soutient que la transaction soulève « des questions d’intérêt public en matière de transports nationaux ». L’analyse du dossier se fera en collaboration avec le Commissaire de la concurrence, précise-t-on.

Au moment de l’annonce de l’entente, certains observateurs ont formulé des craintes, dont celle d’une possible hausse du coût des billets d’avion vers des destinations européennes.

D’après les informations transmises par Transports Canada, des consultations seront menées notamment auprès de l’industrie du transport aérien, de représentants de divers ordres de gouvernement ainsi que du public.

Ces travaux devraient débuter le 4 novembre. Toujours selon le communiqué, le ministre Garneau aurait utilisé son pouvoir discrétionnaire pour prolonger le délai prévu par la loi pour tenir une telle évaluation de l’intérêt public. Au lieu des 150 jours réglementaires, Transports Canada et le Commissaire de la concurrence vont disposer de 250 jours pour effectuer leur travail.

Le rapport final devrait ainsi être remis au ministre au plus tard le 2 mai 2020.

Rappelons que les actionnaires de Transat A. T. ont voté à 94,77 % en faveur de la prise de contrôle de l’entreprise par Air Canada, vendredi dernier.

L’offre d’achat s’élevait à 720 millions, soit 18 $ par action.

Si la transaction se concrétise, Air Canada et Transat A. T. détiendraient ensemble une part du marché transatlantique de 60 % depuis le Canada, en plus d’avoir une emprise sur les voyages aériens à Montréal.

La conclusion de la transaction est prévue pour l’an prochain. D’ici là, plusieurs autres organismes réglementaires doivent approuver le rachat.