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Lock-out chez ABI: marche de solidarité à Trois-Rivières

Le conflit de travail de l'Aluminerie de Bécancour... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)

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Le conflit de travail de l'Aluminerie de Bécancour s'étire depuis près d'un an et demi.

PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

HELEN MOKA
La Presse canadienne
Montréal

Le soleil était finalement au rendez-vous pour la grande marche de solidarité samedi à Trois-Rivières en appui aux familles des « lockoutés » de l'Aluminerie de Bécancour (ABI), dont le conflit de travail s'étire depuis près d'un an et demi.

L'événement a réuni des syndiqués de partout au Québec. Si l'ambiance semblait sereine, les représentants syndicaux n'ont pas caché leur déception face aux récents propos du premier ministre François Legault à Washington, en marge d'une rencontre avec le PDG d'Alcoa Roy Harvey, qui ont eu l'effet d'une douche froide sur le syndicat des Métallos qui représente les travailleurs d'ABI mis en lock-out par l'employeur le 11 janvier 2018.

« Je pense qu'en prenant parti pour l'employeur dans le cadre d'une négociation et en s'attaquant au syndicat, M. Legault ne joue pas le rôle d'un premier ministre qui devrait être neutre et représenter tous les Québécois » a dit d'un ton calme, mais visiblement déçu le président du syndicat de l'usine ABI, Clément Masse, en entrevue à La Presse canadienne avant la marche.

« On sait que M. Legault a déjà été chef d'entreprise, mais je trouve ça dommage qu'il mette ainsi de la pression sur les travailleurs » a-t-il laissé tomber.

Selon le président de la section locale 9700 du syndicat des Métallos, il ne fait nul doute que « le premier ministre est très mal informé de la négociation ».

« L'employeur veut transformer ces emplois en des emplois de moins bonne qualité en ayant recours à de la sous-traitance, soutient Clément Masse. Notre syndicat veut protéger ces emplois de qualité et le gouvernement de M. Legault devrait faire la même chose, d'autant plus que c'est une entreprise qui profite de l'électricité à rabais au Québec ».

À 150 km de là, au conseil général de la CAQ à Montréal, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, a dit respecter le droit des salariés de s'exprimer ainsi par une manifestation pacifique. Il s'est toutefois porté à la défense du premier ministre.

« Je répète que M. Legault est extrêmement préoccupé par le fait de préserver des emplois qui sont bien rémunérés et qui sont bénéfiques pour l'économie du Québec », a-t-il affirmé en mêlée de presse.

Le ministre a toutefois reconnu que la sous-traitance fait partie des enjeux. M. Boulet espère toutefois que la résolution de règlement envoyé aux deux parties, il y a environ deux semaines, permettra éventuellement aux deux camps d'en venir à une entente, même si le syndicat l'a rejeté.

Jusqu'à présent, toutes les tentatives de médiation n'ont rien donné et aucune nouvelle rencontre n'était prévue entre les deux parties.

Le président du syndicat Clément Masse reconnaît que la situation est très difficile pour les familles des quelque 900 travailleurs qui sont encore touchés par ce conflit. Ils étaient 1030 lorsque le lock-out a été décrété, mais il y a eu une centaine de départs à la retraite depuis, a-t-il expliqué.

Alcoa détient 75 % de l'Aluminerie de Bécancour et Rio Tinto l'autre 25 %.




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