Des transactions immobilières ont aidé la Compagnie de la Baie d'Hudson (T.HBC) à renouer avec la rentabilité, malgré une hausse substantielle de ses dépenses pour initiatives stratégiques au deuxième trimestre, que son président a qualifié de période de « transformation » pour le grand détaillant.

Mis à jour le 10 sept. 2015
David Paddon LA PRESSE CANADIENNE

Les résultats du plus récent trimestre comprenaient un gain de 107 millions de dollars attribuables aux contributions de HBC dans des coentreprises immobilières. Sur une base normalisée, HBC a affiché une perte de 53 millions au plus récent trimestre, comparativement à une perte de 28 millions un an plus tôt.

La plus importante perte normalisée était essentiellement alimentée par de plus forts frais généraux, lesquels ont progressé de 131 millions par rapport à l'an dernier pour totaliser 752 millions.

HBC a précisé que la hausse des coûts comprenait des investissements stratégiques dans ses activités numériques, notamment les ventes en ligne et celles réalisées sur les appareils mobiles, ainsi qu'à l'introduction de la bannière Saks au Canada et à l'expansion de la chaîne Saks Off 5th aux États-Unis.

Malgré tout, le gouverneur et président exécutif de la Compagnie de la Baie d'Hudson, Richard Baker, a estimé que les activités de l'entreprise étaient « en excellente forme » en vue des trimestres de l'automne et des Fêtes - habituellement la partie la plus importante de l'année pour les détaillants.

La société torontoise prévoit toujours être en mesure de réaliser un chiffre d'affaires d'entre 9,0 milliards et 9,3 milliards pendant l'exercice en cours, a indiqué jeudi M. Baker aux analystes.

Le président a ajouté que HBC avait été pu réduire sa dette d'environ 1 milliard grâce au produit du transfert de certains actifs immobiliers à des coentreprises avec Simon Properties aux États-Unis et avec RioCan [[|ticker sym='T.REI'|]] au Canada.

En outre, l'entente sur l'acquisition de la chaîne de grands magasins allemande Galeria Kaufhof pour 3,36 milliards - la première acquisition de la société à l'extérieur de l'Amérique du Nord - devrait toujours se conclure au cours du trimestre actuel.

« Nous continuons de connaître une croissance significative dans les ventes numériques, qui ont progressé de 30% au cours du trimestre, et nous sommes ravis du terrain gagné par nos activités numériques », a-t-il affirmé.

HBC exploite les bannières de la Compagnie de la Baie d'Hudson et Déco découverte au Canada, ainsi que Lord & Taylor aux États-Unis. Elle détient aussi la marque mondiale de luxe Saks Fifth Avenue, établie aux États-Unis.

Le détaillant a affiché un bénéfice net de 67 millions pour le trimestre clos le 1er août, comparativement à une perte de 36 millions pour le deuxième trimestre de l'an dernier.

Les ventes totales de HBC ont atteint 2,04 milliards - une hausse de 269 millions, soit 15,2%, par rapport à l'an dernier.

Une partie de l'augmentation des ventes était attribuable à la hausse du dollar américain et à la croissance des ventes numériques. La progression des ventes des magasins ouverts depuis au moins un an de certaines bannières, incluant Off 5th, y était aussi pour quelque chose. Les ventes chez Saks ont cependant été stables.

HBC a racheté Saks et Off 5th il y a près de deux ans. L'entreprise prévoit toujours ouvrir les premiers établissements canadiens de ces bannières au printemps prochain.

L'action de HBC a avancé jeudi de 1,05 $, soit 4,6%, à la Bourse de Toronto, où elle a clôturé à 23,80 $.