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Transat veut économiser 100 millions d'ici trois ans

Air Transat dévoilait jeudi ses résultats du premier... (PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Air Transat dévoilait jeudi ses résultats du premier trimestre.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

La dégringolade du dollar canadien ainsi que la vive concurrence ont des répercussions au sein du voyagiste Transat A.T. (T.TRZ.B), qui mettra de l'avant un nouveau plan de réduction des coûts et d'amélioration de ses marges.

L'entreprise exploitant le transporteur Air Transat espère économiser 100 millions de dollars au cours des trois prochaines années, un objectif presque deux fois plus élevé que les réductions de 55 millions réalisées entre 2012 et 2014.

Cette initiative a été dévoilée jeudi, à l'occasion de l'assemblée des actionnaires, où Transat A.T. a également fait part de résultats du premier trimestre inférieur aux attentes, ce qui a semblé déplaire aux investisseurs à la Bourse de Toronto.

Le titre de la compagnie a terminé la journée en recul de 8,96 %, ou 60 cents, sur Bay Street, à 6,10 $.

«C'est un premier trimestre décevant, a dit aux actionnaires le président et chef de la direction de Transat A.T., Jean-Marc Eustache. En ce qui a trait à la profitabilité, il y a encore du travail à faire.»

Afin d'atteindre son objectif, le voyagiste compte ajouter 30 sièges à ses appareils gros porteurs Airbus A330, qui seront dédiés aux liaisons transatlantiques de Londres ainsi que Paris.

Quelque 85 % des économies ont déjà été identifiées, selon la direction de l'entreprise, qui a assuré ne pas avoir l'intention de réduire son objectif pour arriver à ses fins.

«Nous l'avons déjà fait dans le passé mais ce n'est pas à l'ordre du jour», a affirmé M. Eustache, en conférence de presse, après l'assemblée annuelle.

Les économies réalisées en raison du recul des prix du carburant ont été plus que contrebalancées par la dégringolade du huard, qui fait grimper les coûts liés aux réservations de chambres d'hôtel, effectuées en dollars US.

De plus en plus, Transat A.T. doit composer avec Rouge, le transporteur à bas prix d'Air Canada (T.AC), principalement dans le secteur des destinations soleil.

Dans le cadre du plan de l'entreprise, des passagers seront dirigés vers Montréal et Toronto à compter de l'été par le biais de petits appareils. Ils monteront ensuite dans un plus gros avion pour se rendre à destination.

L'initiative, qui doit générer des bénéfices de 45 millions dès l'exercice 2015, de 30 millions en 2016 et de 25 millions en 2017, a été «plus agressive» que ce à quoi s'attendait l'analyste Benoit Poirier, de Desjardins Marchés des capitaux.

M. Eustache a par ailleurs indiqué aux actionnaires que Transat A.T. évaluera la possibilité de s'aventurer en Amérique du Sud, en Afrique ainsi qu'en Asie.

«C'est dans une vision à moyen terme, a-t-il toutefois indiqué après l'assemblée. Ce n'est pas en 2015 ni en 2016.»

Le patron de Transat A.T. ne s'est par ailleurs pas inquiété outre mesure quant à la possibilité de voir de nombreux touristes américains débarquer à Cuba dans la foulée du rapprochement diplomatique qui s'est amorcé entre ces deux pays.

«Certainement que les Américains vont aller à Cuba, a analysé M. Eustache. Il faudra quand même que nos amis cubains améliorent un peu leurs installations parce que les Américains sont plus difficiles.»

Cuba est une destination prisée par les clients du voyagiste, puisque le quart des voyageurs qui se rendent vers les destinations soleil choisissent ce pays.

«S'il y a plus d'Américains qui vont à Cuba, il y en aura moins qui vont se rendre en Jamaïque ou au Mexique, a observé M. Eustache. Il faudra rééquilibrer où l'on envoie nos clients si on devait avoir un problème.»

Au premier trimestre, Transat A.T. a vu ses revenus fléchir de 6,9 %, à 788,6 millions, notamment en raison de la baisse du nombre de voyageurs sur l'ensemble de ses marchés.

Pour la période de trois mois terminée le 31 janvier, sa perte nette attribuable aux actionnaires a été de 64,3 millions, ou 1,66 $ par action, comparativement à 25,6 millions, ou 67 cents par action, à la même période l'an dernier.

Sur une base ajustée, en excluant les éléments non récurrents, la perte de l'entreprise établie à Montréal a été de 32,4 millions, ou 84 cents par action, par rapport à 23,3 millions $, ou 60 cents par action, lors du premier trimestre de 2014.




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